Un expert dévoile si les gens de la classe moyenne au Québec dépensent au-dessus de leurs moyens

L’impression d’étouffer financièrement est de plus en plus répandue au Québec. Pourtant, une question dérangeante refait surface: est-ce vraiment le coût de la vie qui explose… ou nos habitudes qui ont changé?

Le témoignage d’un homme de 81 ans, partagé par le créateur de contenu @gablaflammepro, vient bousculer certaines certitudes bien ancrées.

@gablaflammepro

Dans les années 80 et 90, cet homme affirme avoir vécu confortablement avec un seul salaire, une maison modeste et peu de dettes. Pas de rénovations fréquentes, peu de voyages et une consommation réfléchie.

« On vivait selon ce qu’on avait… et souvent même un peu en dessous pour se garder une marge. »

Ce mode de vie reposait sur des choix simples: une voiture usagée, des loisirs gratuits pour les enfants et peu de pression sociale. L’objectif n’était pas d’impressionner, mais de dormir tranquille.

Aujourd’hui, cette réalité semble presque inaccessible pour plusieurs. Pourtant, selon lui, une partie du problème ne vient pas uniquement des revenus ou des prix, mais d’un changement profond dans les attentes.

Des habitudes modernes qui coûtent cher

Le contraste avec la génération actuelle est frappant. Maisons plus grandes, renouvellement fréquent des voitures, voyages réguliers et multiplication des dépenses mensuelles.

« Le nombre d’abonnements et de dépenses récurrentes… je capotais. »

Selon des données récentes de Statistique Canada, les dépenses discrétionnaires — comme les abonnements numériques, les sorties et les voyages — ont augmenté de plus de 25% chez les ménages québécois depuis 2019. Ce sont souvent ces petites dépenses invisibles qui grugent le budget.

Un autre élément clé: la pression sociale. Avec la visibilité constante du mode de vie des autres, plusieurs ressentent le besoin de suivre un certain standard. Résultat: des revenus plus élevés, mais aussi un niveau de stress plus important.

Le piège du rythme qu’on s’impose

L’homme soulève un paradoxe frappant: plusieurs travaillent davantage pour se permettre un style de vie… qui les épuise.

« Ils vont en voyage pour décrocher du rythme qu’ils se sont eux-mêmes imposé. »

Ce cercle crée une dépendance au revenu élevé, laissant peu de place à l’imprévu. Plusieurs ménages se retrouvent ainsi à vivre d’une paie à l’autre, même avec des salaires confortables.

Son conseil est simple, mais percutant: ralentir volontairement. Réduire légèrement son niveau de vie permettrait de diminuer la pression financière et mentale.

@gablaflammepro

La question n’est pas de nier les défis économiques actuels, bien réels. Mais ce témoignage met en lumière une autre réalité: une partie de la pression vient aussi des standards qu’on se fixe.

Revenir à une consommation plus alignée sur ses moyens, créer une marge de manœuvre et réduire les dépenses invisibles pourraient transformer le quotidien de plusieurs familles.

Au fond, la vraie richesse ne serait peut-être pas dans ce qu’on affiche… mais dans la tranquillité qu’on ressent une fois la journée terminée.

@gablaflammepro La classe moyenne vit-elle comme si elle était riche ? Pourquoi avons-nous l'impression que la classe moyenne s'appauvrit de jour en jour ? #courtierimmobilier #immobilierlaval #gabriellaflamme ♬ son original – Gabriel Laflamme

Mis à jour le 2 juin 2026 2:12 pm