Une entrepreneure en restauration au Québec en colère car elle a payé 115$ pour une caisse de tomates

Dans le tumulte économique actuel, une entrepreneure québécoise du secteur de la restauration exprime sa frustration profonde face à l’explosion des coûts des aliments.

Sur TikTok, via sa page @la_petite_boite_a_lunch, elle partage une anecdote criante : une caisse de 25 livres de tomates facturée 115 $, un prix exorbitant pour des produits ordinaires utilisés dans des sandwichs, salades et desserts.

@la_petite_boite_a_lunch

« Des caisses de tomates à 115 $… ce n’est pas possible… » Cette déclaration virale met en lumière les défis insurmontables des petits restaurateurs qui peinent à survivre.

L’économie pèse lourdement sur les épaules des entrepreneurs en restauration au Québec. Avec l’inflation alimentaire prévue à 4 à 6% en 2026, une famille moyenne devra débourser près de 17 572 $ pour se nourrir, soit presque 1 000 $ de plus qu’en 2025. Les légumes, comme les tomates, voient leurs prix grimper de 3 à 5%, impactés par les aléas climatiques, la hausse des coûts de transport et l’essence. Autrefois vendues autour de 35 $ pour 20 livres en saison, ces caisses atteignent désormais des sommets injustifiables, forçant les propriétaires à renvoyer des commandes entières.

Les restaurateurs vivent « d’amour et d’eau pure », comme le décrit l’entrepreneure, travaillant sans relâche pour couvrir les factures sans marges bénéficiaires. Les profits d’antan ont fondu, alors que les coûts des matières premières flambent : viandes en hausse de 5 à 7%, produits secs jusqu’à 6%. « On ne fait que travailler pour payer nos factures. Un jour, il va falloir vraiment que ça change. » Les clients blâment les hausses de menu, ignorant que les restaurateurs « travaillent quasiment gratuitement » face à cette spirale inflationniste.

Cette situation isolante pousse au désespoir : « Je me sens seule un peu là-dedans », confie-t-elle, impressionnée d’être la seule à « capoter » devant ces absurdités. Au Québec, où l’inflation alimentaire a ralenti à 2% en 2024 mais reste 27% plus élevée qu’il y a cinq ans, les petits établissements comme La Petite Boîte à Lunch ferment ou adaptent leurs menus drastiquement – adieu les BLT cette semaine!

@la_petite_boite_a_lunch

Face à cette crise, un cri du cœur retentit : le gouvernement doit intervenir pour soulager les petits restaurants. Les changements climatiques, les tensions commerciales et la pénurie de main-d’œuvre agricole exacerbent le problème, menaçant des fermetures en cascade. Les consommateurs, appelés à comprendre ces réalités, peuvent soutenir en choisissant local et en valorisant les efforts des entrepreneurs. Cette histoire n’est pas isolée ; elle reflète un secteur au bord du gouffre, urgeant un soutien concret pour préserver notre gastronomie québécoise vibrante.

@la_petite_boite_a_lunch Tranche de vie en tant que restaurateur, le coût de l’alimentation à tellement augmenté, ça n’a aucun sens, la caisse de tomates etait à 115$ cette semaine!!! #cheflife #entreprenariat #restaurateur #inflation ♬ son original – La_petite_boite_a_lunch

Mis à jour le 18 avril 2026 10:12 am