Une vidéo TikTok explosive de Dustin Anderson, connu sous @therealdustinanderson, secoue les habitudes des restaurants.
Exaspéré par les attentes systématiques, cet homme affirme : « Je ne laisse plus de pourboire. C’est fini. J’arrête. » Il critique un système où 20 à 25% est exigé pour un service ordinaire, comme servir un Coke Diète ou une assiette.
@therealdustinanderson
Autrefois récompensant l’excellence, le pourboire est devenu une norme imposée. Anderson interpelle : « Depuis quand avez-vous eu un service exceptionnel, quelque part ? » Les factures proposent désormais 20%, 25% ou plus via des écrans tactiles. Ce glissement envahit même les commandes à emporter, les autos-lavages ou les bars à ongles, agaçant les clients. Au Québec, l’inflation amplifie cette grogne, alors que les prix des repas explosent.
Anderson refuse le rôle de vilain : « Non, vous avez fait votre travail. Ils ont cuisiné. Vous avez apporté le toutà ma table. » Il exhorte les restaurateurs à intégrer les salaires dans les prix : « Dites-moi juste ce que ça coûte. Je ne veux pas que les gens aient faim. »
Sa vidéo, vue des millions de fois, polarise : louanges pour la fin d’une culture toxique, ou défense des serveurs mal payés. Le mouvement anti-pourboire s’étend, avec des pétitions canadiennes pour un salaire vital sans tips.
@therealdustinanderson
Localement, plusieurs établissements pionniers abolissent les pourboires pour une stabilité salariale accrue. À Québec, Alentours, dirigé par Tim Moroney, a supprimé les tips il y a plus d’un an, augmentant les prix de 18% en moyenne – équivalent aux 40-55% de revenus tips des employés auparavant. Ambre Buvette, du chef Étienne Nadeau, suit en 2025, intégrant les pourboires dans le menu pour éviter l’instabilité du « split pot » et offrir un salaire fixe à toute l’équipe, en salle comme en cuisine. Ces choix, bien accueillis par les clients libérés des calculs, contrent l’inflation tout en valorisant le métier.
59% des Canadiens optent pour des prix incluant le service,
contre 32% pro-tips. Face au « tipflation », les
employeurs pourraient généraliser le no-tip pour concurrencer
justement. De Terrebonne à Montréal, cela simplifierait les repas,
rendant la restauration équitable. Anderson symbolise cette révolte
: payons l’essentiel, sans culpabilité. 2026 pourrait sonner la fin
de l’ère des pourboires.
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