Maripier Morin brise le silence et s’effondre en larmes par rapport à Occupation Double

Vingt ans après Occupation Double, Maripier Morin se demande encore comment cette aventure a pu devenir le point de départ de son métier.

À l’émission Les filles du lunch, elle revient sur la jeune femme qu’elle était en 2006, sur l’accueil difficile qui l’attendait à sa sortie et sur une carrière qu’elle n’avait jamais imaginée. Son récit est émouvant, mais une précision s’impose : les propos fournis ne permettent pas d’affirmer qu’elle s’est effondrée en larmes.

Maripier Morin

Tout part d’une phrase entendue dans un documentaire consacré aux 20 ans d’Occupation Double. Joëlle Legendre y aurait dit qu’on voyait déjà que Maripier voulait faire de la télévision. Cette observation l’étonne aujourd’hui : à l’époque, elle croyait plutôt vivre sa seule expérience devant les caméras. Dans son esprit, l’aventure avait une date de fin, pas la promesse d’un nouveau métier.

Elle se rappelle aussi l’image que le public avait gardée d’elle : une candidate qui parlait et riait fort, jurait beaucoup et avait participé à une manœuvre pour remporter le prix à trois. Les étiquettes de « magouilleuse » et de « bitch » lui ont collé à la peau. Derrière le personnage dont les gens se souvenaient, il y avait pourtant quelqu’un qui ressortait de l’émission « un peu amochée », dit-elle.

Après l’émission, elle obtient une place au Banquier. Elle remercie Julie Snyder et Stéphane Laporte d’avoir vu quelque chose en elle, même si elle avait alors l’impression de prolonger ses « 15 minutes de gloire ». Les chroniques et les émissions se succèdent ensuite. Elle raconte avoir appris le métier sur le terrain, sans jamais être certaine que sa place était acquise.

Vers 2020, un arrêt l’amène à se demander pourquoi elle exerce ce métier. Sa réponse n’est ni un diplôme ni un plan de carrière préparé d’avance : « J’ai appris mon métier en le faisant et j’ai appris à l’aimer en le faisant. » Elle confie que l’absence d’études ou de « papiers » demeure une petite blessure, tout en défendant la rigueur, le travail et l’honnêteté qu’elle y a mis.

Aujourd’hui, Maripier dit mesurer la chance de pouvoir encore vivre de ce travail. Elle reconnaît avoir changé depuis 2006, notamment parce qu’elle ne boit plus, sans renier complètement celle qu’elle était. « Joëlle avait vu que je voulais faire ce métier avant même que je puisse me l’avouer. » Cette phrase donne un autre sens à ses 20 dernières années.

Son témoignage ne gomme ni les critiques de l’époque ni ses moments de doute. Il montre plutôt qu’une expérience vécue comme passagère peut prendre une place immense dans une vie. Si elle n’avait pas fait cette émission, dit-elle, son histoire ne serait pas la même. Vingt ans plus tard, c’est ce parcours, difficile par bouts, qu’elle choisit de remercier.

@rythme105.7 Là où tout a commencé pour Maripier🥰 🎙️ Les Filles du Lunch avec Marie-Eve Janvier et Maripier Morin 👂 Du lundi au jeudi dès 11h25 📲 En direct et en rattrapage sur l’appli Cogeco Média #maripiermorin #occupationdouble #od #od20ans ♬ son original – RYTHME 105.7

Mis à jour le 27 septembre 2026 10:10 am