Un loyer plafonné à 1 000 $ par mois, pour tout le monde? La proposition lancée dans un commentaire TikTok a fait réagir @noahlinvestisseur1.
Mais sa réponse ne porte pas seulement sur le prix des logements. Le propriétaire affirme qu’il pourrait laisser des appartements vides pendant un an, puis demander beaucoup plus cher. Une déclaration qui soulève une question précise : que prévoit réellement la section G d’un bail au Québec?
La personne à qui il répond réclame une loi limitant les loyers à 1 000 $ par mois. Son argument tient en quelques mots : « Un loyer, c’est pas à toi, c’est un service. » Dans sa vidéo, le propriétaire réplique que l’immeuble lui appartient et accuse l’auteur du commentaire de présenter les choses de façon trompeuse.
Il avance ensuite avoir quatre logements qu’il garde vacants pendant un an. Selon lui, il pourrait alors inscrire « zéro » à la section G et augmenter le prix demandé de 1 000 $ par mois. Ce sont ses affirmations dans la vidéo, pas des faits vérifiés sur ses immeubles.
Le débat mélange la propriété d’un immeuble et les règles qui encadrent la location. Posséder un logement ne signifie pas qu’on peut inscrire n’importe quelle information au bail. Et vouloir rendre les loyers accessibles ne suffit pas, à lui seul, à expliquer comment appliquer un plafond identique à tous les appartements.
Le point à vérifier est celui du « zéro ». Le Tribunal administratif du logement précise que, si aucun loyer n’a été payé dans les 12 mois précédant un nouveau bail, le propriétaire doit remettre un avis indiquant le dernier loyer payé et sa date. Il ne peut donc pas simplement faire comme si ce loyer n’avait jamais existé.
Éducaloi apporte toutefois une nuance importante : lorsque le logement est resté vacant pendant cette période, le nouveau locataire ne peut généralement pas demander au Tribunal de fixer son loyer sur cette base. Un avis absent ou mensonger peut néanmoins donner lieu à une demande de dommages-intérêts punitifs.
Sous la publication, Elvislove16 appuie le propriétaire : à ses yeux, les logements lui appartiennent puisqu’il possède l’immeuble. À l’inverse, chubbyZard lui reproche durement de profiter de la situation. Entre les deux, sergegalarneau6565 soulève l’essentiel : même après deux ans sans locataire, le dernier loyer payé reste une information à communiquer.
La vidéo oppose deux préoccupations bien réelles : le pouvoir de fixer un prix et la difficulté de se loger. Dans la grande région de Montréal, un appartement locatif de deux chambres coûtait en moyenne 1 346 $ par mois en 2025, selon la SCHL. Avant de signer un bail, vérifier le loyer antérieur déclaré et conserver l’avis remis permet au moins de partir avec les bons faits.
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