Dans une conversation récente, Lewis Le Fou et Julien Medusa ont lâché une phrase qui a frappé fort : au Canada, les créateurs seraient presque invisibles, et leurs revenus, dérisoires par rapport à l’ampleur de leur audience.
Leur échange résume un malaise bien réel. On célèbre les vues, on partage les clips, mais l’argent, lui, suit souvent beaucoup moins vite.
@joey_vallee
Lewis Le Fou a raconté avoir reçu environ 1 413 dollars US pour 36 millions de vues, un ratio qu’il juge lui-même décevant. Ce chiffre, relayé dans un article québécois récent, a nourri le débat sur la valeur réelle du travail de créateur au pays. Dans le même échange, Julien Medusa a aussi parlé d’une économie où certains profils gagnent des montants impressionnants, pendant que d’autres restent coincés à des revenus minimes. « 36 millions de vues, 1 413 US pour 36 millions de views », a-t-il lancé, pour illustrer le fossé entre visibilité et rémunération.
Le choc vient surtout du contraste avec la perception du public. De l’extérieur, une grosse audience donne l’impression d’une belle paye. En réalité, tout dépend du format, de la plateforme, du pays et du type de monétisation. Un créateur peut faire exploser l’engagement sans que cela se transforme automatiquement en revenu stable.
Les données récentes sur l’économie des créateurs vont dans le même sens. En février 2026, plusieurs analyses sectorielles montraient que les micro-influenceurs obtenaient souvent des taux d’engagement 60 à 70% plus élevés que les macro-influenceurs, avec un retour sur investissement supérieur dans bien des campagnes. Cela confirme une idée simple : la valeur d’un créateur ne se mesure pas seulement à sa taille, mais à la qualité de son lien avec sa communauté.
Au Québec, cette réalité est encore plus visible parce que le marché est plus petit, plus bilingue et souvent moins rentable pour les partenariats locaux. Les créateurs doivent donc multiplier les sources de revenus : abonnements, collaborations, ventes de produits, événements et présence sur plusieurs plateformes. Sans ça, même une grosse communauté peut rapporter trop peu pour vivre correctement.
Le message de Lewis Le Fou et de Julien Medusa est clair : publier beaucoup ne suffit plus. Il faut penser comme une petite entreprise, diversifier les revenus et protéger sa relation avec le public. Les créateurs qui réussissent le mieux ne courent pas seulement après les vues, ils bâtissent des actifs : communauté fidèle, format reconnaissable, offres claires.
@joey_vallee
« Les créateurs au Canada, c’est de la merde », a lâché Medusa dans l’extrait, une phrase brutale mais révélatrice d’un ras-le-bol partagé. Derrière la provocation, il y a un vrai sujet : si le marché veut des créateurs solides, il doit mieux récompenser la valeur qu’ils produisent. Sinon, les meilleurs finiront par travailler ailleurs.
Cette discussion dit quelque chose de plus large sur le web québécois : la visibilité est devenue facile à afficher, mais difficile à payer. Et tant que l’écart restera aussi grand, les créateurs continueront de faire beaucoup avec très peu.
@joey_vallee 👀 Derrière les vidéos, il y a des heures de travail invisibles. 💸 Pourtant, plusieurs créateurs au Canada restent sous-payés. 💬 Tu trouves ça normal ? #Medusa #Julien #Devenzo #Lewislefou #Livestream #ViralQC #Pourtoi #foryou ♬ son original – Joey Vallée
