Dans un échange sans filtre à la radio, un entrepreneur québécois a lancé une alerte qui frappe fort.
Selon lui, le marché du travail entre dans une zone de turbulence majeure. Derrière les promesses d’efficacité et de progrès, une réalité plus dure se dessine pour des millions de travailleurs. Et au Québec, les chiffres avancés donnent le vertige.
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L’entrepreneur évoque un bouleversement mondial : « Dans le monde, c’est un milliard de personnes qui, d’ici 2030, leur emploi va disparaître ». Il ne parle pas de science-fiction ni de robots visibles, mais bien de technologies déjà présentes qui remplacent des tâches entières.
Au Canada, il avance que jusqu’à 6 millions d’emplois pourraient être touchés, dont environ 1,2 million au Québec. Une donnée préoccupante dans une économie où la pénurie de main-d’œuvre coexiste déjà avec des déséquilibres sectoriels.
Mais le point le plus inquiétant n’est pas seulement la disparition d’emplois. C’est la capacité — ou l’incapacité — de réorienter ces travailleurs vers de nouveaux rôles. « On n’a pas la capacité actuelle d’absorber 1,2 million de travailleurs », insiste-t-il.
Le constat est encore plus dur du côté des jeunes. Le taux de chômage chez les nouveaux diplômés universitaires atteindrait environ 12%, tandis que celui des 15-25 ans frôle les 15%.
Selon lui, une partie du problème vient d’un décalage entre la formation et les besoins réels. Près de 40% des étudiants n’utiliseraient pas les technologies récentes durant leur parcours. Résultat : ils arrivent sur le marché avec des compétences théoriques, mais peu adaptées aux outils actuels.
« Ils arrivent avec une capacité de réflexion, mais aucune capacité d’utiliser les technologies en place », résume-t-il. Il critique aussi le retard des équipements dans certaines formations, parfois vieux de plus d’une décennie.
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Paradoxalement, alors que plusieurs emplois intellectuels sont fragilisés, les métiers spécialisés connaissent une forte demande. Maçons, soudeurs, électriciens : certains gagnent aujourd’hui autour de 100 000 $ par année au Québec.
« Il y a un besoin criant de main-d’œuvre », affirme-t-il, mentionnant des entreprises prêtes à embaucher massivement, sans trouver de candidats.
Ce renversement force une réflexion sur les choix de société. Pendant des décennies, les études universitaires ont été valorisées comme voie principale de réussite. Aujourd’hui, cette perception est remise en question.
Un système à repenser rapidement
Au-delà des emplois, c’est tout le modèle éducatif qui est pointé du doigt. L’entrepreneur souligne aussi un manque de formation pratique sur des sujets essentiels comme les finances personnelles ou les impôts.
Pour lui, le Québec se trouve à un moment charnière. Entre transformation technologique et réalités économiques, les décisions prises aujourd’hui auront un impact direct sur toute une génération. Une chose est claire : ignorer le problème n’est plus une option.
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