Le Centre Bell, temple du Canadien de Montréal et scène de passage des plus grandes vedettes internationales, cache une réalité financière aussi gigantesque que l’ambiance des séries éliminatoires.
Derrière chaque billet vendu et chaque bière servie se trouve une hypothèque commerciale colossale de 600 millions de dollars, récemment mise en lumière par le courtier hypothécaire bien connu au Québec, PC Jolicoeur.
@pc.jolicoeur
Au-delà des projecteurs, le Centre Bell fonctionne comme toute autre propriété… mais à une échelle complètement différente. Selon les chiffres évoqués par PC Jolicoeur, on parle d’un financement commercial structuré sur plusieurs décennies, avec la Banque Nationale au cœur de la transaction. Cette hypothèque de 600 millions ne sert pas seulement à « posséder » l’aréna : elle reflète la valeur de l’actif, la solidité de l’organisation et la confiance du prêteur envers la capacité du Centre Bell à générer des revenus stables sur le long terme.
PC Jolicoeur s’amuse à ramener ces montants astronomiques à quelque chose de plus concret pour monsieur et madame Tout-le-monde.
En prenant une hypothèse de financement sur 30 ans à un taux d’environ 6%, il explique que les paiements mensuels tournent autour de 3,6 millions de dollars. Annuellement, ça représente environ 43 millions de dollars consacrés uniquement au service de la dette, sans compter les autres frais d’exploitation comme le personnel, l’entretien, l’énergie ou la logistique des événements.
Sur une période de 30 ans, le total déboursé à l’institution financière grimperait à près de 1,295 milliard de dollars. Autrement dit, pour 600 millions empruntés, près de 695 millions seraient versés en intérêts seulement. « Quand tu réalises que le Centre Bell va payer plus en intérêts qu’en capital, tu comprends vite que le vrai business, c’est la finance autant que le hockey », illustre parfaitement le type de punch que PC Jolicoeur met de l’avant pour frapper l’imaginaire des Québécois.
@pc.jolicoeur
Cette réalité se reflète directement dans l’expérience des
partisans. PC Jolicoeur fait un parallèle très parlant : si le prix
de la bière et des consommations ne cesse d’augmenter, ce n’est pas
seulement par gourmandise des propriétaires, mais aussi parce que
l’aréna doit absorber des charges financières quotidiennes
hallucinantes. Raménée sur une base journalière, l’obligation
hypothécaire représente plus de 120 000 $ par jour. « Il y en a
qui gagnent ça en un an… le Centre Bell doit le payer chaque jour
juste pour son hypothèque », image-t-il avec son style direct
et coloré.
En décortiquant les chiffres du Centre Bell, PC Jolicoeur réussit à
transformer une nouvelle financière froide en leçon très concrète
sur le coût réel de l’argent emprunté. Il met en lumière à quel
point les intérêts peuvent faire exploser la facture sur 20, 25 ou
30 ans, que l’on parle d’un condo à Longueuil ou d’un amphithéâtre
au centre-ville de Montréal.
@pc.jolicoeur Le Centre Bell vient de refinancer pour 600 millions. Attends de voir combien ça coûte PAR JOUR… et pourquoi le prix de ta bière vient d'augmenter 🍺
