Une fille explique pourquoi les jeunes ne veulent plus travailler en 2026

Une fille a fait le buzz en dénonçant une offre d’emploi typique de plonge en restauration, miroir parfait du dégoût des jeunes pour un marché du travail humiliant.

Ce poste saisonnier exige 42 heures par semaine, week-ends et fériés inclus, avec souvent deux ans d’expérience pour un volume fou de 500-600 clients quotidiens, payé autour de 2 200 $ CAD net par mois au salaire minimum. Cette réalité pousse les 18-34 ans à refuser ces jobs, préférant l’équilibre à l’exploitation.

« On se fout littéralement de notre gueule en fait. Pourquoi les gens ne veulent plus travailler ? Parce que pour 42 h par semaine en travaillant le week-end et les jours fériés, t’as 2 ans d’expérience exigée pour faire de la plonge ! » clame l’oratrice.

@laulevy

À Québec ou Montréal, les offres Indeed pour plongeur tournent autour de 16,10 $ l’heure en 2025-2026, soit environ 2 200 $ net pour 40 heures, sans majoration réelle pour heures supplémentaires ou saison haute. Avec des horaires en coupure et un stress intense, ces postes précarisent les jeunes dans un secteur touristique en ébullition estivale.

Au Québec, un jeune célibataire à Montréal dépense en moyenne 2 000 à 3 245 $ CAD par mois : loyer 1 500 $, épicerie 400 $, transport 150 $, sans compter loisirs ou imprévus. L’inflation 2026 hausse loyers de 5%, électricité de 3% et épicerie de 4-6%, grignotant tout gain du salaire minimum à 16,10 $ l’heure maintenu ou légèrement ajusté. « Hausse du coût de la vie : ce n’est pas une vue de l’esprit », alerte un internaute.

@laulevy

Taux de chômage des 15-24 ans à 9-10,9% au Québec en 2026, malgré 217 400 bénéficiaires du minimum : ils refusent jobs sans perspectives, exigeant expérience pour tâches basiques. Près de 3 sur 10 songent à quitter pour flexibilité et sens, dans un marché resserré où employeurs durcissent critères. L’oratrice résume : « Après on se demande pourquoi les gens veulent plus bosser ? Les employeurs se foutent pas un peu de notre gueule ? ». Il est temps que les patrons valorisent les jeunes pour relancer l’emploi.

Mis à jour le 11 janvier 2026 10:39 am