Imaginez la scène : une jeune femme se présente comme une mannequin de 25 ans, célibataire, avec un héritage colossal d’une famille ultra-riche. Elle contacte un Québécois sur Messenger, promettant de partager sa fortune en échange d’un petit test.
Ce qui suit est une conversation hilarante où la victime potentielle retourne la situation avec un humour décalé et hilarant.
La fraude commence de manière classique. « J’ai 25 ans, je suis une fille célibataire. Mannequin et j’ai un énorme héritage (Ma famille est archi riche). Je me cherche un beau gars pour partager tout ça 😂😂 » promet-elle. Ces arnaques à l’héritage ou au « romance scam » pullulent sur Facebook au Québec, où les escrocs créent de faux profils pour soutirer infos bancaires. Elle enchaîne : « Si ton compte de banque est vide, je peux y verser de l’argent sans problème! », pour mieux piéger sa proie avec un « test » : recevoir 1000 $ et renvoyer 700 $, en échange de 300 $ de bonus.
Au lieu de mordre, Clan Panneton joue le jeu avec finesse. Quand elle demande carte bancaire, mot de passe, NAS, adresse et question de sécurité, il répond : « Shitttttttttttttt veux tu également mon password netflix? ». Puis, feignant un meeting, il fournit son numéro (514) 937-0707 et répond à la question de sécurité par une réplique absurde : « Pourquoi ‘amoureux’ contient 1 mot et ‘Meilleure amie’ en contient 2? Car ta meilleure amie te donne de l’espace quand t’as a de besoin. »
Ces tactiques de « trolling » sont populaires pour démasquer les fraudeurs sur Messenger, comme rapporté dans divers témoignages québécois. Les arnaques demandant des infos sensibles visent le vol d’identité, un fléau courant sur les réseaux sociaux.
