Luc Poirier ne mâche pas ses mots : garder sa collection de Ferrari lui coûte environ 500 000 $ par an, qu’il les conduise toutes ou non.
Dans une vidéo récente, l’homme d’affaires détaille trois postes de dépenses majeurs. D’abord, les assurances, qui tournent autour de 200 000 $ annuels. Ensuite, les immatriculations, évaluées à quelque 150 000 $. Enfin, l’entretien, de loin le plus imprévisible : il rappelle que la révision de sa F50, il y a deux ou trois ans, avait avalé à elle seule près de 550 000 $, une exception qui illustre bien le niveau des factures possibles. (via PetitPetitGamin)
Luc Poirier
Derrière ces chiffres se cache l’une des plus importantes collections de Ferrari en Amérique du Nord. Selon des reportages récents, elle compterait une quarantaine de modèles et aurait vu sa valeur grimper de plus de 30 millions de dollars depuis le début 2026, pour dépasser les 100 millions. Poirier, promoteur immobilier et investisseur, a d’ailleurs déjà expliqué que certaines Ferrari limitées sont pour lui des « valeurs sûres », achetées neuves ou usagées dans une logique de placement à long terme.
Cette passion coûteuse ne fait pas l’unanimité. Sous sa vidéo, les réactions se divisent nettement. Certains jugent l’argent « mieux investi » dans des causes sociales, l’éducation ou l’aide aux plus démunis, et questionnent le sens de posséder autant de voitures qui ne roulent pas toutes. D’autres, au contraire, estiment qu’il a travaillé fort, qu’il a les moyens et que c’est sa passion : « Pas fou, juste riche », « Si tu as les moyens et c’est ta passion, why not », peut-on lire dans les commentaires. Plusieurs s’interrogent aussi sur la rentabilité réelle de la collection, entre frais fixes énormes et prise de valeur incertaine.
Pour Poirier, ces dépenses ne sont pas qu’un caprice. Il a déjà mentionné payer chaque année des millions en taxes (TPS, TVQ, taxe de luxe, plaques) liées à ses achats et à sa collection, et décrit un entretien très spécialisé, avec des pièces rares et des réservoirs d’essence à remplacer tous les dix ans sur certains modèles, opérations qui peuvent dépasser les 100 000 $. Dans son esprit, la collection fait partie de son image publique et de sa stratégie : elle attire l’attention, renforce sa notoriété et, selon lui, conserve ou augmente sa valeur avec le temps.
Luc Poirier
Reste la question qu’il pose lui-même : « Pensez-vous que je suis fou ? » Pour ses partisans, c’est simplement un riche passionné qui profite de son succès. Pour ses détracteurs, c’est le symbole d’une répartition des richesses à revoir. Entre admiration, jalousie et débat de société, la collection de Luc Poirier continue de faire parler, bien au-delà du monde de l’auto.
@lucpoirier7 Avoir une collection de Ferrari, c’est une chose. La maintenir, c’en est une autre. Avec environ 40 Ferrari dans ma collection : 200 000 $/an en assurances 150 000 $/an en immatriculations Et l’entretien… qui peut rapidement devenir TRÈS cher. À elle seule, ma F50 m’a déjà coûté environ 550 000 $ en entretien. Au total, que je les conduise ou non, ma collection me coûte environ **500 000 $ par année**. Vous pensez que je suis fou?
