Quelques jours après l’annonce déchirante de Karine St-Michel, une nouvelle vague de solidarité s’est organisée autour d’elle et de son conjoint.
Sa meilleure amie, bouleversée par la tragédie, a pris l’initiative de créer une collecte GoFundMe intitulée « Pour Charles – Soutenons ses parents dans l’impensable ». En moins de 48 heures, plus de 11 000 $ ont déjà été amassés, preuve éloquente de l’affection que le public québécois porte à l’animatrice et de l’empathie spontanée face à un deuil périnatal.
Karine St-Michel
Dans la description du fonds, l’amie de Karine décrit avec une justesse poignante l’effondrement vécu par le couple. « En quelques instants, tous leurs rêves, leurs projets et la vie qu’ils avaient imaginée avec leur fils se sont effondrés », peut-on lire. Elle insiste aussi sur la durée du deuil : « Un tel drame ne se traverse pas en quelques jours, ni même en quelques semaines. La perte de Charles les accompagnera toute leur vie ». Ces mots, simples et vrais, ont résonné auprès de milliers de donateurs.
L’objectif fixé à 50 000 $ n’a rien d’arbitraire. Il vise à offrir au couple un filet de sécurité financière pour les six prochains mois, période cruciale où le deuil, les démarches administratives et le soutien psychologique exigeront toute leur énergie. « Notre objectif de 50 000 $ vise à leur permettre de s’absenter du travail, de recevoir toute l’aide dont ils auront besoin et de faire face à leurs dépenses essentielles sans que les inquiétudes financières viennent alourdir une souffrance déjà indescriptible », explique la créatrice de la collecte.
Cette approche pragmatique reconnaît une réalité souvent tue : le deuil périnatal entraîne des coûts directs et indirects majeurs. Consultations spécialisées, thérapies, arrêts de travail, déplacements, et même la gestion des funérailles peuvent représenter un fardeau écrasant. En levant ce poids matériel, la communauté offre à Karine et à son conjoint la possibilité de se concentrer sur l’essentiel : pleurer Charles, se soutenir mutuellement et reconstruire, à leur rythme, un quotidien brisé.

L’amie de Karine rappelle aussi que le soutien ne se limite pas à l’argent. « Si vous ne pouvez pas contribuer financièrement, le simple fait de partager cette collecte représente déjà un immense geste de soutien », souligne-t-elle. Cette invitation élargit le cercle de solidarité : partager, commenter, prier, envoyer un message discret, ou simplement respecter le silence demandé par le couple sont autant de façons d’entourer Karine St-Michel de bienveillance.
Au-delà de l’aspect financier, cette collecte porte un nom qui résonne comme un hommage : « Pour Charles ». Chaque don devient un geste symbolique, une manière de dire que ce petit garçon, même s’il n’a pas vu le jour, a compté, compte et comptera toujours. « Nous ne pouvons malheureusement pas enlever leur douleur ni combler l’immense vide laissé par Charles. Mais, ensemble, nous pouvons leur offrir un peu de sécurité et l’espace nécessaire pour respirer, pleurer leur fils et avancer un jour à la fois, à leur propre rythme », lit-on dans la description.
