Une influenceuse extrêmement connue quitte son emploi le 1er jour car elle refuse de travailler 8 heures

Vous connaissez sûrement @croissantwoman sur TikTok, une influenceuse très célèbre sur le web. Elle a partagé une histoire qui résonne auprès de milliers de jeunes travailleurs.

Dans une vidéo devenue virale, elle raconte avoir démissionné le jour même où elle a commencé un nouveau poste d’associée de vente, payé au salaire minimum.

Ce qui devait être une journée d’intégration s’est transformée en une prise de conscience brutale. On lui a confié des responsabilités normalement réservées à un détenteur de clés : ouvrir le magasin, compter la caisse, gérer les courriels et s’occuper seule de la boutique pendant tout son quart de huit heures.

@croissantwoman

Le véritable point de rupture n’était pas la charge de travail, mais l’absence totale de pauses. « Je travaille 8 heures et je n’ai aucune pause. C’est comme ça pour tout le monde ici », explique-t-elle dans sa vidéo. Elle a dû manger son déjeuner au comptoir, entre deux clients, sans jamais quitter le plancher de vente.

« Comment pouvez-vous attendre ça de moi? Je suis payée au salaire minimum pour faire un travail de gestion. » Cette question, posée avec une franchise désarmante, a touché une corde sensible chez des milliers de spectateurs qui reconnaissent ces mêmes abus dans leurs propres emplois.

Elle admet avoir hésité avant de partir. « Je me suis dit : donne-toi une semaine, tu ne peux pas quitter le premier jour. Je déteste quitter, je ne suis pas quelqu’un qui abandonne », confie-t-elle. Mais une fois dans sa voiture, la décision était prise : elle ne retournerait jamais.

Contrairement à d’autres histoires virales similaires, comme celle de Paula en Espagne qui a quitté son emploi après un jour parce qu’elle ne s’y sentait pas à sa place, CroissantWoman pointe des conditions concrètes et illégales : pas de pauses, salaire minimum pour des tâches de supervision, et isolement complet pendant le quart.

Ce témoignage dépasse le simple coup d’éclat. Il met en lumière une réalité trop courante dans le commerce de détail au Québec et ailleurs : des employeurs qui exigent des responsabilités de gestion sans la rémunération correspondante, et qui normalisent l’absence de pauses légales.

@croissantwoman

« Je ne veux plus jamais revenir. Comment ces choses peuvent-elles toujours m’arriver? » lance-t-elle, la voix chargée d’épuisement. Cette vulnérabilité authentique explique pourquoi sa vidéo a été partagée massivement : elle donne une voix à ceux qui subissent ces situations sans oser protester.

L’histoire de @croissantwoman n’est pas un appel à la paresse, mais un rappel clair : les jeunes travailleurs d’aujourd’hui refusent de se taire face à l’exploitation. Ils sont prêts à quitter dès le premier jour si les conditions ne respectent pas leurs droits fondamentaux.

Pour les employeurs, le message est sans équivoque : offrir un salaire minimum tout en exigeant des tâches de gestion et en supprimant les pauses n’est plus une stratégie viable. Les employés ont le pouvoir de partir, et ils le feront.

Mis à jour le 31 août 2026 10:14 am