Julien Médusa, l’influenceur et bijoutier de Québec, a récemment fait part de sa méfiance envers les fondations traditionnelles.
Dans une prise de parole franche, il justifie son choix de créer sa propre structure philanthropique plutôt que de remettre ses dons à des organismes existants.
Julien Médusa
Pour Julien Médusa, donner de l’argent à une fondation sans savoir comment il sera utilisé est inacceptable. « Moi, je n’aime pas ça, de donner l’argent à une fondation pour ne pas savoir ce qui va être faite avec », lance-t-il. Cette position s’inscrit dans une logique de transparence et de contrôle, où l’entrepreneur souhaite suivre concrètement l’impact de ses contributions. Il oppose cette approche à celle d’autres donateurs qui, selon lui, « se lavent les mains » en signant un chèque sans s’impliquer davantage.
Julien Médusa s’interroge ouvertement sur la possibilité, pour un individu, de fonder sa propre organisation philanthropique. Il cite des exemples comme Salvatore et Luc Poitras, qui ont chacun leur fondation. « Est-ce que je peux avoir ma propre fondation, puis faire mes propres dons avec ma fondation, puis décider les projets dans lesquels je vais investir ? », demande-t-il. Au Québec, la réponse est oui : un particulier peut créer un fonds de dotation ou une fondation abritée, lui permettant de gérer ses dons de manière autonome tout en bénéficiant d’un cadre légal et fiscal reconnu.
Cette démarche reflète une tendance croissante chez les entrepreneurs et influenceurs : vouloir être aux commandes de leur impact social. Plutôt que de s’en remettre à des intermédiaires, ils préfèrent sélectionner eux-mêmes les projets, suivre les résultats et ajuster leur stratégie. Pour Julien Médusa, c’est une question de cohérence : « Moi, j’ai décidé de faire ma propre fondation, j’ai build ma propre affaire, puis les fonds, je vais les donner par ma fondation ». Une approche qui rejoint celle des fonds de dotation, privilégiés pour leur flexibilité et leur autonomie stratégique.
Julien Médusa
Cette prise de position survient alors que Julien Médusa traverse une période de turbulences médiatiques. Après des propos controversés tenus à Miami, il a annoncé vouloir « faire amende honorable » en offrant 10 000 $ à 25 mères monoparentales . La création d’une fondation personnelle pourrait lui permettre de structurer ce type d’initiatives à plus long terme, tout en gardant la main sur leur orientation.
En somme, Julien Médusa ne refuse pas la philanthropie : il refuse de la déléguer. Son ambition est claire : transformer sa réussite en levier d’action directe, sans intermédiaire, et avec une traçabilité totale.
@medusa.clipz Pourquoi donner à une fondation quand on peut construire la sienne? Créer sa propre fondation pour contrôler où va l'argent. #Fondation #Philanthropie #Don #Engagement #Impact ♬ son original – Medusa.clips
