L’idée peut sembler audacieuse, mais pour Olivier Primeau, elle est presque évidente. Exporter la poutine en France n’est pas un simple projet de resto : c’est une occasion d’affaires qu’il voit clairement.
Dans son documentaire, il partage une vision ambitieuse, portée par un mélange de flair entrepreneurial et d’attachement à la culture québécoise.
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Dès le départ, Primeau le dit sans détour : « Moi, je vois de l’argent, du potentiel partout ». Cette mentalité guide son projet. Pour lui, le marché français représente un terrain fertile, notamment grâce à l’intérêt grandissant pour la culture québécoise.
Il observe un échange culturel déjà bien installé. Les Québécois voyagent en France pour goûter aux classiques comme le jambon-beurre, alors que les Français, eux, cherchent à vivre une expérience typiquement québécoise lorsqu’ils traversent l’Atlantique. La poutine devient alors bien plus qu’un plat : c’est une porte d’entrée vers une identité.
Primeau ne parle pas seulement de nourriture, mais d’un concept. Un casse-croûte québécois en sol français, capable de recréer une ambiance authentique, pourrait séduire une clientèle curieuse et déjà réceptive.
Le défi du “vrai” goût québécois
Mais un élément reste non négociable : la qualité. Et surtout, le fromage. « Si ce n’est pas du vrai fromage, on ne fait pas Poutine », insiste-t-il. Pour lui, c’est le cœur du produit, le détail qui fait toute la différence.
Importer du fromage en grains depuis le Québec aurait été l’option la plus simple sur papier, mais aussi la plus compliquée en réalité. Réglementations, logistique, coûts : tout rend cette avenue difficile à maintenir à long terme.
Sa solution est stratégique : reproduire le fromage directement en Europe, avec une recette fidèle à celle du Québec. En collaborant avec des producteurs locaux, il veut recréer le fameux “squick-squick” sans compromettre l’authenticité. Ce choix permet de réduire les obstacles tout en gardant l’essence du produit.
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Le projet ne repose pas uniquement sur Primeau. Il évoque une collaboration avec des partenaires ayant une forte communauté en France, ce qui augmente les chances de succès dès le lancement. L’idée est simple : combiner expertise, visibilité et crédibilité.
Dans le documentaire, Pierre-Yves McSween résume bien la logique derrière cette association : « Quand Olivier veut s’associer avec Lewis le fou, c’est logique ». Ce type de partenariat permet d’accélérer l’implantation et de créer un engouement initial.
Au final, ce projet dépasse la simple ouverture d’un restaurant. C’est une tentative de transposer une icône québécoise dans un autre marché, sans la dénaturer. Si Primeau réussit son pari, la poutine pourrait bien devenir un incontournable… même à des milliers de kilomètres de chez elle.
@cravecanadafr On s'entend… une poutine, c'est seulement une vraie poutine si le fromage fait « squick-squick ». 😌 Regardez OLIVIER PRIMEAU, PAS ENCORE MILLIARDAIRE!, dès maintenant sur Crave.
