L’échange a vite dégénéré. Ce qui devait être une discussion posée sur un film est devenu un moment tendu, presque inconfortable, en direct.
À QUB Radio, Louis Morissette n’a pas mâché ses mots face aux questions entourant son film François.e. En quelques minutes, le débat a glissé vers un sujet beaucoup plus explosif : la représentation dans les médias québécois.
QUB RADIO
Tout part d’une interrogation sur la place d’un « jeune homme blanc » dans le film. Rapidement, Morissette coupe court et qualifie la question de biaisée. Il ne conteste pas le droit de critiquer, mais remet en cause l’angle choisi.
« Oui, on peut critiquer, mais ta question est tendancieuse », lance-t-il, visiblement irrité.
Pour appuyer son point, il avance que les équipes de certaines plateformes médiatiques sont largement composées de personnes blanches. Selon lui, il y a une contradiction à questionner la diversité à l’écran sans l’appliquer dans les salles de rédaction.
Le ton monte. L’animatrice pousse plus loin : si le problème est réel, qui devrait céder sa place ? Morissette refuse de tomber dans ce piège. Il insiste : il ne vise personne individuellement, mais dénonce plutôt une incohérence dans le discours public.
Le dérapage des « Steve et Kevin »
La discussion prend ensuite un virage inattendu. Morissette évoque les critiques reçues en ligne et utilise les prénoms « Steve » et « Kevin » pour illustrer un certain type de commentaires.
« C’est un profil de gens, d’auditeurs… Ce n’est pas moi qui le dis, je clique sur leurs profils », explique-t-il.
Cette sortie ne passe pas inaperçue. L’animatrice souligne que ce genre de raccourci peut être perçu comme du mépris, voire une caricature sociale. Associer des prénoms populaires à une vision réductrice dérange.
Morissette nuance. Il parle d’un clin d’œil, d’une image pour illustrer une réalité qu’il observe sur le terrain numérique. Il affirme même avoir reçu des messages de personnes portant ces prénoms, certaines critiques, d’autres amusées.
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Au final, la discussion dépasse largement François.e. Elle touche à des questions sensibles : qui parle, au nom de qui, et avec quelle légitimité ? Le malaise vient moins des opinions que de la façon de les formuler.
Morissette, fidèle à son style, ne recule pas devant la confrontation. « Moi, j’aime débattre, ça ne me dérange pas », affirme-t-il. Mais cet échange montre à quel point le terrain est glissant.
Entre perception, humour et interprétation, chaque mot compte. Et dans un contexte aussi chargé, une simple question peut suffire à allumer une mèche.
Dans son entrevue à QUB, Louis Morissette prétend qu'il AIME BIEN DÉBATTRE
Qu'est-ce qu'il attend pour débattre avec Mathieu Bock-Côté au sujet de son film transidentitaire tendancieux, du traitement de l'homme blanc hétérosexuel dans la société et de la théorie de genre?🍿🍿🍿 pic.twitter.com/bCDaO9o0ZE
— 🔥Vidoc RonaCO₂🔥 (@Vidoc_Ronaco) July 29, 2026
