Yves Poirier a tenté d’obtenir des réponses claires, mais Mohamed Bekkali est resté ferme. Dès les premières minutes, il a rejeté le cadre de la discussion, affirmant que les accusations visent autre chose que la vidéo qui a choqué le public, et qu’il ne voit toujours aucune raison de présenter des excuses.
Quand Yves Poirier lui demande de réagir au dépôt d’accusation, Bekkali répond sans détour: « Oui, en fait, ces Québécois-là, je les qualifie de paysans. » Il insiste ensuite: « C’est ce que j’appelle des paysans qui n’ont rien à faire de leur vie et suivent ma vie comme si j’étais une superstar. » Son ton est à la fois défensif et agressif.
Sur le fond, il affirme que le dossier ne tient pas: « Ces accusations-là, c’est l’article 301 du Code criminel, le label du formatoire, qui est fort malheureusement pour tous ces paysans qui a été considéré comme étant totalement inconstitutionnel au Canada. » Il ajoute que cette disposition aurait été « annulée dans chaque tribunal canadien », selon lui parce qu’elle porterait atteinte à la liberté d’expression.
Mais Poirier ramène le débat à ce que tout le monde a entendu. Il lui lance: « Qu’est-ce que c’est, la liberté d’expression, quand vous dites à une policière: T’es une sale chienne, t’es mon esclave. » Bekkali coupe court: « Excusez-moi, monsieur, mais là, vos informations sont totalement biaisées. » Il soutient que les accusations actuelles concernent d’autres vidéos, datées des 13, 14 et 15 juin.
Le moment le plus tendu arrive quand Poirier lui demande simplement de s’excuser. Bekkali répond: « Quel est le rapport, là, en ce moment aujourd’hui ? » Il répète que les accusations dont il fait l’objet « n’ont absolument rien à voir avec cette vidéo-là ». Pour lui, faire des excuses reviendrait à accepter un lien qu’il refuse complètement.
Quand l’animateur évoque l’indignation suscitée par ses propos, Bekkali réplique: « Ça importe, ça vaut provoquer l’indignation qu’ils veulent. » Il nie aussi toute posture de victime. À la question « Arrêtez de jouer la victime », il répond: « Je me victimise par rapport à quoi, monsieur ? » et martèle qu’il ne se place « à aucun moment » dans cette position.
Mohamed Bekkali
Bekkali tente aussi d’élargir le débat en parlant de profilage racial et d’injustices qu’il dit dénoncer. Il affirme avoir reçu des messages à propos de policiers du poste 39, avec des accusations graves venant de citoyens. Il dit avoir réagi à ces signalements en publiant une vidéo, et prétend n’avoir « porté accusation envers aucun de ces policiers-là ».
Face à l’idée qu’il soit mal élevé ou vulgaire, il contre-attaque encore: « Vous avez une opinion biaisée. » Puis il ajoute qu’il reçoit aussi de la reconnaissance dans la vie courante, notamment quand des gens veulent prendre des photos avec lui et lui disent merci. Pour lui, le portrait qui circule serait incomplet.
Au bout du compte, l’échange montre un homme qui refuse de céder sur deux points: il ne veut pas relier les accusations à la vidéo la plus controversée, et il ne veut surtout pas s’excuser. Sa ligne demeure la même: il dit défendre ses droits, pas jouer à la victime.
Mohamed Bekkali, maintenant accusé de libelle diffamatoire, est convaincu qu’il sera innocenté et refuse catégoriquement de s’excuser pour ses propos vulgaires envers une policière.
Les détails sur @tvanouvelles pic.twitter.com/jFOBVHqWoE— Yves Poirier (@poirieryvesTVA) July 24, 2026
