Mohamed Bekkali vient d’être officiellement arrêté par la police et accusé au criminel

C’est officiel, le 2 juillet, Mohamed Bekkali de 24 ans a été arrêté par le SPVM alors qu’il conduisait avec un permis déjà sanctionné pour des contraventions impayées.

Son véhicule a été remorqué, puis il a comparu sous trois chefs liés à la publication d’un libelle diffamatoire visant une policière et deux policiers du SPVM.

L’affaire remonte à une vidéo devenue virale au printemps, dans laquelle il s’en prend à une agente lors d’une interception routière. Selon plusieurs médias, les contenus diffusés ensuite sur ses réseaux n’ont pas calmé les choses; au contraire, ils auraient multiplié les attaques contre des policiers de Montréal, de Longueuil et de la Sûreté du Québec.

Ce dossier a explosé parce qu’il ne s’agissait pas d’un seul moment de colère, mais d’une série de publications répétées. Des extraits relayés par la presse et des vidéos repostées sur différentes plateformes ont montré un climat de provocation continue, jusqu’à ce que les policiers décident d’intervenir.

Un détail compte aussi : le compte TikTok associé à Bekkali a fini par être banni, tandis que certaines publications ont dû être retirées. Pourtant, une vidéo demeurait encore visible sur Instagram au moment des derniers comptes rendus, signe qu’une fois une séquence publiée, elle peut continuer de circuler même après coup.

Le Code criminel est clair sur la notion de libelle diffamatoire : il s’agit d’une matière publiée sans justification ni excuse légitime et susceptible de nuire à la réputation d’une personne en l’exposant à la haine, au mépris ou au ridicule. La peine maximale prévue est de deux ans d’emprisonnement.

Dans ce type de dossier, la publication compte autant que le contenu. Un message, une vidéo ou une séquence partagée devant des milliers de personnes peut devenir une preuve, surtout si elle vise nommément des agents dans l’exercice de leurs fonctions.

Le cas Bekkali rappelle qu’une réputation en ligne peut se transformer en conséquence judiciaire bien réelle. Il montre aussi que la frontière entre colère spontanée et attaque publiquement documentée est mince, surtout quand les propos sont répétés, archivés et relayés.

Pour le public québécois, l’histoire laisse un avertissement net : ce qui est publié dans l’instant peut rester longtemps, et parfois se retourner contre son auteur. Ici, le prochain chapitre se jouera en cour, avec un procès annoncé pour la fin septembre.

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Mis à jour le 20 juillet 2026 11:45 am