L’expérience devait être festive. Elle s’est transformée en malaise. Un père québécois raconte avoir quitté un spectacle de Fouki avec ses quatre enfants à cause de l’odeur persistante de cannabis.
Sa vidéo, publiée sur TikTok, relance un débat bien réel : jusqu’où va la liberté individuelle dans les événements publics, surtout quand des mineurs sont présents? (via PetitPetitGamin)
@danielfortin29
Tout commence pourtant bien. L’homme arrive sur le site avec ses enfants, remarque une légère odeur, mais reste tolérant. « Je me suis dit : OK, c’est correct qu’ils se cachent dans le parking », explique-t-il. Une situation qu’il jugeait gérable.
Mais dès le début du spectacle, tout bascule. Plusieurs personnes autour de lui allument simultanément des joints. « Ça sentait tellement mauvais. Il a fallu qu’on quitte le spectacle », dit-il. Malgré la qualité du show, l’odeur envahissante rend l’expérience impossible.
Ses enfants, eux, en subissent directement les effets. « Quand tes enfants de 12 ans sortent avec les yeux rouges… », lance-t-il, visiblement frustré. Le moment familial espéré se termine abruptement, laissant place à la déception.
Une cohabitation qui soulève des tensions
Depuis la légalisation du cannabis au Canada en 2018, son usage dans les lieux publics reste encadré, mais souvent flou dans les événements culturels extérieurs. Plusieurs festivals tolèrent la consommation dans certaines zones, mais l’application varie énormément.
Selon des données de Santé Canada, environ 27% des adultes québécois consomment du cannabis au moins une fois par année. Cette normalisation crée une cohabitation parfois difficile, surtout dans des contextes familiaux.
Le point soulevé par ce père touche une question centrale : le respect de l’espace commun. « Votre liberté arrête lorsque ça abrime la mienne », affirme-t-il. Un principe simple, mais complexe à appliquer dans une foule dense où les comportements individuels se multiplient.
@danielfortin29
Ce genre d’incident n’est pas isolé. Plusieurs parents rapportent des expériences similaires dans des festivals ou spectacles extérieurs. Quelques solutions émergent pour améliorer la cohabitation :
Créer des zones clairement identifiées pour la consommation.
Augmenter la signalisation et la présence d’agents sur le terrain.
Adapter la programmation selon le public cible, surtout quand il y a beaucoup d’enfants.
Encourager les festivaliers à faire preuve de jugement et de respect.
Certains événements au Québec ont déjà commencé à ajuster leurs règles. Par exemple, Osheaga a renforcé ses zones désignées en 2025 pour limiter les plaintes liées à la fumée.
Un débat loin d’être terminé
Ce témoignage met en lumière une réalité que plusieurs vivent sans toujours oser en parler. Trouver l’équilibre entre liberté individuelle et respect collectif reste un défi.
Dans un contexte où les événements musicaux attirent des publics variés, la question mérite d’être posée clairement : comment faire en sorte que tout le monde puisse en profiter, sans compromis sur le bien-être des autres?
@danielfortin29 J'ai quitté un show de Fouqui à cause du pot 🚫 #saguenay #festival ♬ son original – Daniel Trésors Jr.
