Parler d’argent reste inconfortable pour plusieurs Québécois. Pourtant, quand Pierre-Yves McSween aborde le sujet, il le fait sans détour.
Dans une récente entrevue entourant son documentaire sur Olivier Primeau, il a accepté de répondre à une question que tout le monde se pose… mais que peu osent poser directement. Est-il devenu millionnaire? Sa réponse, à la fois simple et nuancée, risque d’en surprendre plus d’un.
Dès les premières minutes, McSween ne tourne pas autour du pot. Il laisse entendre clairement qu’il fait partie du club des millionnaires. Mais attention, sa vision est loin des clichés de luxe et d’excès.
«En même temps, je suis millionnaire et je vis dans un bas de duplex!»
Cette phrase résume bien son approche. Pour lui, atteindre le million n’est pas nécessairement synonyme de richesse ostentatoire. C’est plutôt une question de structure financière, d’actifs et de discipline à long terme.
Il insiste d’ailleurs sur le fait que devenir millionnaire est plus accessible qu’on le pense.
«Un million c’est facile quand t’es plus vieux… tu paies ton condo, tu places 10% de ta paie, puis avec le temps, ça se fait.»
Autrement dit, ce n’est pas un coup de chance, mais une accumulation progressive.
Entre Primeau et Poirier: où se situe-t-il?
Comparé à des figures comme Olivier Primeau ou Luc Poirier, McSween garde les pieds sur terre. Quand on lui demande où il se situe financièrement, il répond avec humour:
«Moi, je suis entre zéro et Olivier Primeau.»
Une façon habile d’éviter les chiffres précis tout en rappelant qu’il ne cherche pas à rivaliser avec les grandes fortunes. Son objectif est ailleurs.
«Pas encore retraité… mais ça s’en vient.»
Cette phrase en dit long. Pour lui, la vraie richesse, ce n’est pas d’accumuler à l’infini, mais d’atteindre une liberté financière qui permet de ralentir.
Des dépenses… réfléchies, même dans les folies
Contrairement à l’image qu’on pourrait se faire, McSween ne dépense pas sans compter. Il privilégie ses enfants et ses priorités familiales avant ses propres envies.
«Chaque fois que je veux m’acheter quelque chose, mes enfants passent avant.»
Sa plus grande dépense récente? Un voyage éclair à Paris.
«Aller quatre jours à Paris avec ma blonde… c’est une méchante folie. Ça coûte une fortune.»
Pourquoi? Parce que pour lui, dépenser, c’est aussi renoncer à des revenus pendant ce temps.
Même ses achats plus matériels restent utilitaires.
«Je me suis acheté un drone… pour filmer et aller voir mon toit en même temps.»
Rien de superflu, toujours une logique derrière.
Au final, McSween redéfinit ce que signifie «être millionnaire». Pas de luxe flamboyant, pas de dépenses impulsives. Juste une gestion cohérente, des choix assumés et une vision à long terme.
Et surtout, une idée claire: la richesse sert d’abord à se donner des options, pas à impressionner les autres.
Vous pouvez visionner l’extrait juste ici:
