Simon Trottier, humoriste bien connu au Québec, a publiquement rompu le silence entourant son affrontement avec l’homme d’affaires Luc Poirier, en livrant une réponse cinglante qui met fin à la chicane.
Entre moqueries, insultes et menaces, ce drama a secoué les réseaux et tiré les réflexions sur la richesse, la classe moyenne et la gestion de crise.
Luc Poirier
Tout a commencé quand Simon Trottier a publié sur Facebook un billet satirique visant les stratégies immobilières et la glorification de l’ultra-richesse de Luc Poirier. Le ton était volontairement ironique, avec des images marquées comme les Ferrari, les terrains vacants et les tourbillons de luxe.
La riposte de Luc Poirier a été brutale : il a qualifié Trottier de « vraie merde d’humoriste » avant de supprimer son message, puis il a enchaîné avec une photo de l’humoriste accompagnée de moqueries publiques.
Dans son dernier message, Simon Trottier résume ainsi la situation : il a « droit à une place passager ou une place dans le coffre », selon le conducteur, et il rassure ses followers qu’il va bien, malgré les menaces de mort, les insultes et le dénigrement massif[query]. Il juge que la haine démesurée dépasse largement la bonne guerre et que la réaction de la classe moyenne, heurtée au cœur parce qu’un ultra-riche a reçu une boutade, est le signe d’une société qui va mal.
« Si vous croyez que la richesse des ultra-riches ruisselle vers autres choses que leurs poches, y’est pas trop tard pour changer votre fusil d’épaule. »
Il précise que sa guerre avec Luc est « un des trucs les plus googlés au Québec » depuis deux jours, et qu’il assume à 100% son texte, alors que lui, Luc, ne semble pas assumer.
Simon Trottier critique aussi la gestion de crise de Luc Poirier via sa fondation, jugeant que l’homme d’affaires a montré le vrai visage de son égo[query]. Il imagine Luc, en peignoir, dans un manoir multi-millionnaire, avec un ballon de whisky hors de prix, se dire : « J’ai subi les foudres de Trottier », alors que ces foudres n’auraient même pas existé si Luc ne les avait pas créées.
« Luc n’a aucunement besoin que vous soyez les sentinelles de sa fortune. »
Il termine en suggérant que ses détracteurs travailleraient aussi fort, voire plus que les ultra-riches, et que les vénérer ne leur reviendra jamais. Il invite plutôt à défendre les personnes marginalisées et, pour Luc, il espère simplement qu’il « sauras t’en remettre », avec son égo de verre[query].
La chicane est donc fermée, mais les questions ouvertes sur la richesse, la classe moyenne et le rôle de l’humour dans la société québécoise restent bien vivantes.
