Un chanteur connu dénonce le prix extrêmement élevé des camps de jour au Québec

L’été devrait être synonyme de liberté pour les enfants… et de répit pour les parents. Pourtant, pour bien des familles québécoises, inscrire un enfant à un camp de jour est devenu un casse-tête financier.

Dans une sortie aussi spontanée que lucide, William Cloutier met des mots sur une réalité qui choque de plus en plus : les prix ont explosé, au point de rendre ces services presque inaccessibles. (via PetitPetitGamin)

@williamcloutier3

En repensant à son enfance, William Cloutier évoque une époque où les camps de jour étaient simples, accessibles et ancrés dans la vie de quartier. « Moi, j’allais au parc La Joie quand j’étais enfant. Je pense que ça coûtait 75 piastres m’inscrire pour tout l’été », raconte-t-il. Une somme qui paraît aujourd’hui dérisoire.

Les activités étaient modestes, mais formatrices. Pour financer certaines sorties, les jeunes devaient même s’impliquer. « Il me donnait un sac, puis il disait : va vendre ça », explique-t-il en riant, se remémorant ses tournées de porte-à-porte pour vendre des stylos. Une expérience qui, au-delà du financement, développait débrouillardise et confiance.

Aujourd’hui, ce modèle a pratiquement disparu. Les camps sont plus structurés, plus encadrés… mais aussi beaucoup plus coûteux.

Des prix qui dépassent les 800 $

Le constat de Cloutier est sans appel : « Pourquoi c’est rendu genre 800 $ envoyer ton enfant au camp de jour ? ». Et il ne parle même pas de camps spécialisés en sport ou en arts, mais bien de camps réguliers.

Dans plusieurs municipalités québécoises en 2026, les tarifs hebdomadaires varient entre 150 $ et 250 $, ce qui peut facilement dépasser 800 $ pour l’été complet. À cela s’ajoutent les frais pour les sorties, le service de garde ou le matériel.

Cette hausse s’explique en partie par plusieurs facteurs : augmentation des salaires des animateurs, normes de sécurité plus strictes, inflation générale et pénurie de main-d’œuvre. Mais pour les parents, le résultat reste le même : une pression financière grandissante.

@williamcloutier3

Même pour quelqu’un qui a les moyens, la situation soulève des questions. « En ce moment, je peux me le permettre, mais le jour où je vais retourner aux études, je ne pourrais pas me payer ça », admet Cloutier.

Ce constat met en lumière une inégalité bien réelle. Pour de nombreuses familles, surtout celles avec plusieurs enfants, les camps de jour deviennent un luxe plutôt qu’un service essentiel. Résultat : certains parents doivent jongler avec leurs horaires, réduire leurs heures de travail ou garder les enfants à la maison.

Dans ce contexte, plusieurs experts en politiques familiales rappellent l’importance de maintenir des options accessibles. « Les camps de jour jouent un rôle clé dans le développement social des enfants et l’équilibre des familles », souligne une analyse récente de l’Observatoire des tout-petits.

Le cri du cœur de William Cloutier résonne donc bien au-delà de son expérience personnelle. Il met en lumière une réalité que vivent des milliers de parents québécois chaque été — et qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

@williamcloutier3

et vous ? Ça coûte combien envoyer vos kids au camp cet été ?

♬ son original – William Cloutier

Mis à jour le 14 juillet 2026 4:52 pm