Liquidation Marie brise le silence et lance un message clair à ses détracteurs

L’accusation est lourde. Bâtir un commerce sur la vulnérabilité des gens, vraiment? Invitée à la populaire émission Y’a du monde à messe, Mariève Breton n’a pas esquivé.

Elle a répondu, calmement mais fermement. En quelques heures, son intervention a circulé largement, déclenchant une vague de réactions. Derrière la controverse, une question persiste: et si ce modèle répondait à un besoin bien réel que plusieurs préfèrent ignorer?

Devant l’animateur, la fondatrice de Liquidation Marie a rejeté l’idée qu’elle profite de la précarité. «Dire qu’on bâtit sur la misère des gens, je ne suis pas d’accord», a-t-elle affirmé sans détour. Elle a plutôt mis en lumière une réalité moins visible: plusieurs clients qui fréquentent son magasin ne vont plus dans les banques alimentaires.

Ce point a frappé fort. Il ne s’agit pas seulement d’économiser, mais de retrouver une certaine autonomie. Dans un contexte où le coût du panier d’épicerie a fortement augmenté depuis 2023, de plus en plus de ménages cherchent des alternatives. Le modèle proposé par Liquidation Marie s’inscrit directement dans cette transition.

Un accès à des produits autrement inaccessibles

Au cœur du concept, une promesse simple: rendre accessibles des produits que certains ne pourraient pas se permettre ailleurs. Ce n’est pas du luxe, mais du quotidien — nourriture, essentiels, petits extras qui font une différence.

Les témoignages abondent. Sous la publication de Télé-Québec, plusieurs internautes ont partagé leur expérience. Un commentaire résume bien l’impact: l’accès à l’alimentation ne devrait jamais être un privilège. Un autre abonné affirme que ce type de commerce l’aide concrètement à boucler ses fins de mois.

En seulement deux jours, la vidéo de l’entrevue a récolté 135 mentions d’appréciation sur Instagram, signe que le message résonne. Ce n’est pas un phénomène marginal, mais une réponse à une pression économique bien réelle.

Au-delà des chiffres, Mariève Breton a insisté sur un aspect souvent négligé: la dignité. Elle rappelle qu’il n’existe pas de profil unique de personne en difficulté. Étudiants, familles, travailleurs — tous peuvent être touchés à différents moments.

Chez Liquidation Marie, les clients ne sont pas étiquetés. Ils choisissent, paient, repartent. Comme ailleurs, mais avec une réalité différente. «Les gens viennent ici avec dignité», a-t-elle souligné, mettant en lumière un besoin profond de normalité.

Cette nuance est essentielle. Elle transforme la perception d’un commerce souvent mal compris en un outil d’équilibre pour plusieurs.

En prenant la parole publiquement, Mariève Breton n’a pas seulement défendu son entreprise. Elle a ouvert une discussion plus large sur l’accès, la dignité et les solutions concrètes face à la pression économique. Un débat qui, visiblement, ne fait que commencer.

Mis à jour le 6 juillet 2026 12:49 pm