Varda Étienne vient à la défense de Cassandra Bouchard concernant son histoire au Costco

Dans un Québec frappé par une canicule et des files interminables, une scène banale a déclenché une vague d’indignation.

Une jeune mère, un bébé en crise, et une foule immobile. Ce moment, raconté par Cassandra Bouchard, a trouvé un écho puissant grâce à Varda Étienne, qui n’a pas mâché ses mots. Sa sortie soulève une question simple, mais dérangeante : avons-nous perdu notre sens du collectif?

@vardaetienne

L’histoire se déroule dans un Costco bondé, un scénario que plusieurs Québécois connaissent trop bien. Cassandra Bouchard attend en ligne avec son bébé, qui commence à pleurer intensément sous la chaleur. Rien d’exceptionnel jusque-là. Sauf que personne, dans cette file, ne lui offre de passer devant.

Varda Étienne décrit une scène troublante, où l’inconfort d’une mère et de son enfant ne suffit pas à susciter un geste simple. « Qu’est-ce que ça aurait changé dans votre vie de la laisser passer? » lance-t-elle avec frustration. Pour elle, ce n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’un repli sur soi de plus en plus visible.

Pour Varda, l’absence de réaction est révélatrice. « On est une ASTI de gang d’égoïstes, nombrilistes, centrés sur nous-mêmes », lance-t-elle sans détour.

Ce constat frappe parce qu’il touche à une valeur profondément ancrée dans la culture québécoise : l’entraide. Pourtant, dans les environnements urbains et achalandés, cette solidarité semble céder la place à l’individualisme. Le temps personnel, le confort immédiat et les priorités individuelles prennent le dessus.

Des experts en comportement social expliquent que la surcharge cognitive — bruit, chaleur, foule — réduit notre capacité à faire preuve d’empathie spontanée. Autrement dit, plus on est stressé, moins on aide. Mais est-ce une excuse suffisante?

@vardaetienne

La sortie de Varda Étienne ne vise pas seulement à dénoncer, mais à provoquer une réflexion. Elle rappelle que de petits gestes peuvent faire une grande différence. Laisser passer une personne en détresse, offrir un sourire, ou simplement reconnaître la difficulté de l’autre.

Au-delà de la critique, Varda Étienne lance un véritable appel à la conscience collective. Elle rappelle que ces mêmes personnes impatientes sont souvent les premières à se plaindre des enfants qui pleurent dans les espaces publics. « Ce sont les mêmes personnes qui chialent quand un enfant pleure dans l’avion », souligne-t-elle.

En fin de compte, la question posée par Varda reste en suspens : quel genre de société voulons-nous être? Une où chacun attend son tour, ou une où l’on reconnaît quand quelqu’un a besoin de passer devant?

Mis à jour le 5 juillet 2026 9:00 am