Un entrepreneur connu au Québec explique pourquoi, selon lui: 1 Québécois sur 4 paie réellement ses impôts

Dans un contexte où le coût de la vie grimpe et où les débats sur la fiscalité s’intensifient, une affirmation fait réagir: seulement une minorité de Québécois porterait réellement le poids du système.

Lors de son passage à QUB Radio, l’entrepreneur Philippe Richard Bertrand a lancé une statistique choc qui soulève une question simple, mais dérangeante: qui paie vraiment pour tout le monde?

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Selon lui, le raisonnement est clair. Sur environ 9 millions de Québécois, près de 4,5 millions travaillent. Jusque-là, rien de surprenant. Mais là où son analyse attire l’attention, c’est lorsqu’il affirme qu’à peine 2,2 millions de ces travailleurs paient réellement de l’impôt net, une fois les crédits et remboursements appliqués.

Autrement dit, environ un Québécois sur quatre contribuerait directement au financement des services publics. « Ça ne prend pas un PhD en mathématiques pour comprendre que la règle d’arithmétique, elle ne fonctionne plus », lance-t-il, visiblement préoccupé.

Cette lecture repose sur une réalité fiscale bien connue: plusieurs ménages à revenu plus faible reçoivent davantage en crédits qu’ils ne paient en impôt. Résultat, la charge fiscale se concentre sur une proportion plus restreinte de contribuables.

Un modèle sous pression

Cette concentration soulève des enjeux importants. Le Québec offre un filet social étendu: santé, éducation, programmes d’aide, subventions. Mais ce modèle dépend d’une base fiscale suffisamment large.

Quand une minorité assume une grande part de l’effort, certains craignent un déséquilibre à long terme. L’entrepreneur évoque notamment le découragement possible chez les contribuables plus imposés, surtout dans un contexte où la pression fiscale est déjà élevée comparativement à d’autres provinces canadiennes.

Il pointe aussi certaines mesures spécifiques, comme l’imposition des gains en capital. « Les propriétaires, quand ils vendent en ce moment, sont imposés sur 50% de leur profit », rappelle-t-il, suggérant que ce type de taxation peut freiner l’investissement et la prise de risque.

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Cela dit, la question mérite nuance. Le fait de ne pas payer d’impôt net ne signifie pas ne pas contribuer du tout. Taxes à la consommation, cotisations diverses et participation économique globale jouent aussi un rôle.

De plus, les systèmes fiscaux modernes sont conçus pour être progressifs, c’est-à-dire que les contribuables à revenu plus élevé contribuent davantage. C’est un choix de société assumé, visant à réduire les inégalités.

Mais la sortie de Philippe Richard Bertrand met en lumière un malaise bien réel: la perception d’un déséquilibre. Et cette perception, qu’elle soit totalement exacte ou non, influence directement le débat public.

Au final, la question n’est peut-être pas seulement de savoir qui paie, mais jusqu’où un système peut s’appuyer sur une minorité sans créer de tensions économiques et sociales durables.

@qub_radio Philippe Richard Bertrand n'a pas QS dans son coeur… 👀 @prbertrand #politique #qc #montréal #québec #mtltiktok #tiktokquebec #villemure #brikh #taxes ♬ son original – qub_radio

Mis à jour le 30 juin 2026 2:31 pm