Derrière le rêve d’acheter une première propriété se cache une réalité beaucoup moins glamour. C’est ce que Félix, connu du public pour sa participation à Occupation Double, a récemment exposé en racontant une expérience révélatrice liée à une émission télé sur l’immobilier.
Son témoignage met en lumière un angle rarement abordé publiquement, mais bien connu de nombreux acheteurs québécois.
Tout commence par une invitation à participer à une émission intitulée « L’immobilier décrypté ». On lui propose d’apporter une perspective humaine, en tant que jeune acheteur. On va même jusqu’à lui suggérer de préparer ses propres questions et angles, afin de se sentir à l’aise devant la caméra.
@_felixlevesque
Mais rapidement, Félix ressent un inconfort. La présence de caméras, le montage et l’absence de contrôle sur le message final soulèvent des doutes. Surtout, il pressent un décalage entre son vécu et l’approche de l’émission.
Le vrai choc : les coûts invisibles
En réfléchissant à son expérience d’achat, un élément s’impose immédiatement : les frais. Beaucoup de frais. Trop de frais.
« L’effet saillant de mon expérience se résume à une quantité très élevée de frais », explique-t-il, en citant notamment la taxe de bienvenue, les frais de notaire et les coûts liés au financement.
Au Québec, ces dépenses peuvent facilement représenter entre 3% et 5% du prix d’achat d’une propriété. Pour une maison de 400 000 $, cela signifie jusqu’à 20 000 $ à débourser, souvent en liquidités. Un choc pour plusieurs premiers acheteurs.
Pour Félix, ces coûts sont loin d’être secondaires. « C’est le plus gros blocage pour l’accès à la propriété, c’est financier », affirme-t-il. Une vision qui tranche avec le discours souvent centré sur l’émotion ou le coup de cœur.
Un discours qui dérange
Lorsqu’il partage son angle à la production, la réponse est rapide — et révélatrice. On lui indique que l’émission souhaite aborder le sujet « à un autre niveau ». Résultat : sa participation s’arrête là.
Cette réaction soulève une question importante. Pourquoi les enjeux financiers concrets sont-ils si peu mis de l’avant dans les contenus grand public sur l’immobilier?
Félix va plus loin en dénonçant un système où les acteurs semblent évoluer entre eux, sans réelle remise en question. Il évoque une industrie qui n’a pas fondamentalement changé dans ses pratiques, malgré une hausse marquée des prix et des frais au fil des années.
@_felixlevesque
Son témoignage trouve écho auprès de nombreux Québécois. Dans un contexte où l’accès à la propriété devient de plus en plus difficile, parler ouvertement des coûts réels devient essentiel.
Pour les acheteurs, le conseil est clair : prévoir un budget réaliste, au-delà de la mise de fonds, et poser des questions précises sur chaque frais. Parce qu’au final, ce ne sont pas les émotions qui font dérailler un projet immobilier, mais bien les chiffres.
Et ces chiffres, eux, ne mentent pas.
@_felixlevesque Les mêmes personnes qui financent et produisent vos émissions, capsules immobilières/hypothécaires sont souvent des acteurs qui militent activement pour un maintien des vieilles conditions immobilières… et d’un écosystème sans renouveau. Un système plus lucratif pour eux et plus coûteux au final pour l’acheteur.
