Un homme connu au Québec ramasse les personnes qui s’achètent une voiture de DOUCHEBAG

Au Québec, l’auto est souvent plus qu’un simple moyen de transport. C’est un symbole. Mais pour Antoine Joubert, cette obsession du paraître commence sérieusement à déraper.

Dans un extrait du podcast Deux mains sur le volant, il met des mots crus sur un phénomène bien réel : l’achat de véhicules pour impressionner plutôt que pour conduire. Et son constat risque d’en faire réagir plusieurs.

Antoine Joubert ne tourne pas autour du pot. Il critique directement cette tendance à choisir une voiture pour l’image qu’elle projette plutôt que pour ses qualités réelles. « Ce que je n’aime pas en automobile, c’est tout ce qui s’appelle… les véhicules de douchebag », lance-t-il sans détour.

Dans sa mire : les modèles flamboyants, tape-à-l’œil, souvent choisis pour attirer l’attention. Il évoque notamment certains VUS de luxe aux couleurs criardes, perçus comme des symboles de richesse ostentatoire. Ce type de choix, selon lui, ne repose pas sur une passion automobile, mais sur un besoin de validation sociale.

Ce point résonne particulièrement au Québec, où le marché des véhicules haut de gamme a connu une croissance notable dans les dernières années, notamment dans les banlieues en expansion comme la Rive-Nord.

Le clash entre passion et paraître

Ce qui dérange Joubert, ce n’est pas le luxe en soi. Il reconnaît même les qualités exceptionnelles de certaines marques prestigieuses. « Un Bentley, la finition, c’est extraordinaire », admet-il. Mais il trace une ligne claire entre apprécier un produit et l’utiliser comme vitrine personnelle.

Pour lui, la vraie passion automobile se trouve ailleurs. Dans les choix réfléchis. Dans les modèles moins populaires, mais plus authentiques. Des voitures conçues pour être conduites, pas pour être admirées à l’arrêt.

Cette distinction est importante : elle oppose deux visions de l’automobile. L’une centrée sur l’image. L’autre sur l’expérience.

Joubert donne un exemple précis pour illustrer son point. Plutôt que de rêver à une version extrême et surmédiatisée d’un modèle sportif, il préfère une variante plus simple, mais plus pure. « Parle-moi de la 911 T… la moins puissante, mais la plus légère, puis tellement tripante à conduire ».

Ce choix en dit long. Il valorise le plaisir de conduite, la légèreté, le ressenti au volant. Des critères souvent ignorés par ceux qui cherchent avant tout à impressionner.

Ce type de discours gagne du terrain chez les amateurs avertis. On observe d’ailleurs une montée d’intérêt pour les voitures plus analogiques, moins technologiques, axées sur le lien entre le conducteur et la route.

En filigrane, Joubert lance un message clair : l’auto peut être un objet de passion… ou un simple outil de statut. Et dans un contexte où tout le monde cherche à se démarquer, revenir à l’essentiel pourrait bien être la vraie marque de distinction.

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Mis à jour le 11 juin 2026 9:46 am