Julie Snyder pète une solide coche et ramasse complètement Éric Duhaime

Dans une publication qui a rapidement fait réagir au Québec, Julie Snyder a exprimé une exaspération claire face à certains propos tenus en politique.

Son message, à la fois personnel et engagé, met en lumière un malaise persistant : le traitement différent réservé aux femmes en position de pouvoir. Et cette fois, elle vise directement Éric Duhaime.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Julie Snyder affirme son respect pour le milieu politique, mais trace une ligne nette. « J’ai du respect pour les politiciens […] mais historiquement les femmes subissent plus de commentaires blessants de ce genre que les hommes ». Une déclaration qui résonne dans un contexte où les débats publics dérapent souvent vers des attaques personnelles.

Ce qui a déclenché sa sortie? L’utilisation du terme « matante » pour désigner Christine Fréchette. Pour Snyder, ce n’est pas anodin. Elle rappelle que les femmes en politique sont encore jugées sur des éléments superficiels. Elle évoque notamment Pauline Marois, critiquée pour ses foulards plutôt que ses décisions.

Son message souligne une double norme bien réelle. « Les femmes au pouvoir : 2 poids, 2 mesures », écrit-elle sans détour. Elle compare aussi avec les hommes politiques, rarement ciblés pour leur apparence ou des qualificatifs condescendants.

Julie Snyder ne se contente pas de dénoncer. Elle interpelle directement Éric Duhaime avec une question simple mais lourde de sens : « Est-ce qu’on peut s’élever et appeler Christine Fréchette : “Madame”? ». Derrière cette demande, il y a une volonté claire de ramener un minimum de respect dans le discours public.

Elle reconnaît au passage que Duhaime a déjà utilisé des termes similaires envers d’autres politiciens, mais insiste sur le fait que l’impact n’est pas le même. Selon elle, les femmes accumulent ce type de remarques depuis trop longtemps.

La conclusion de son message est sans équivoque. « Matante Julie est bien tannée ». Une phrase qui frappe et qui résume un sentiment largement partagé, bien au-delà de sa propre voix.

Julie Snyder

Dans un contexte où la participation des femmes en politique demeure un enjeu, ce type de sortie remet une question essentielle à l’avant-plan : comment parle-t-on des femmes au pouvoir?

Julie Snyder ne propose pas une révolution. Elle demande quelque chose de simple, mais fondamental : du respect. Et visiblement, pour elle comme pour plusieurs, ce respect passe d’abord par les mots.

Mis à jour le 3 juin 2026 11:50 am