L’image est simple, presque banale, mais elle frappe fort. À 23 ans, une jeune Québécoise affirme ne pas avoir d’amis à inviter chez elle.
Pas de soirée improvisée, pas de match regardé en gang, juste le silence. Son témoignage, partagé en ligne, met des mots sur un malaise discret mais bien réel chez plusieurs jeunes adultes.
Dans sa vidéo, elle résume une réalité qui dérange : « J’ai juste 23 ans, puis j’ai pas d’amis, déjà ». Cette phrase, courte et directe, a trouvé écho auprès de milliers de personnes. Contrairement à l’idée qu’on perd ses amis en vieillissant, certains ressentent ce vide bien avant la trentaine.
Selon Statistique Canada, près d’un jeune adulte sur quatre dit se sentir régulièrement seul en 2025. Les transitions de vie — fin des études, entrée sur le marché du travail, déménagement — fragilisent les liens. On garde des contacts, mais moins de connexions profondes.
@jademoriisset
Ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est l’attente sociale. On s’imagine qu’à 23 ans, la vie sociale doit être active, spontanée, remplie. Pourtant, plusieurs vivent l’inverse. La jeune femme évoque un moment précis : vouloir inviter du monde… mais réaliser qu’il n’y a personne à appeler.
« On invite des amies à venir écouter la game… mais on n’a personne à inviter ». Cette phrase illustre un décalage entre ce qu’on croit normal et ce qu’on vit réellement.
Les spécialistes en santé mentale notent que l’isolement social n’est pas seulement une question de quantité d’amis, mais de qualité des liens. Avoir des connaissances ne remplace pas un sentiment d’appartenance.
Même si la situation semble figée, elle ne l’est pas. Plusieurs pistes existent pour briser l’isolement, sans pression irréaliste.
Rejoindre des activités locales, comme des ligues sportives ou des ateliers créatifs, où les échanges se font naturellement
Maintenir des contacts faibles, comme des collègues ou voisins, qui peuvent évoluer avec le temps
Oser proposer des plans simples, même à une seule personne
Accepter que bâtir une amitié prend du temps, surtout à l’âge adulte
Au Québec, des initiatives communautaires ont d’ailleurs vu une hausse de participation depuis 2024, preuve que le besoin de connexion est bien présent.
@jademoriisset
Ce témoignage n’est pas qu’une plainte. C’est un miroir. Il rappelle que derrière des vies qui semblent pleines, plusieurs vivent une solitude silencieuse. En en parlant ouvertement, cette jeune femme brise un tabou et ouvre une porte à d’autres.
Créer des liens aujourd’hui demande plus d’efforts qu’avant, mais ce n’est pas impossible. Parfois, tout commence par reconnaître qu’on n’est pas seul à se sentir seul.
@jademoriisset Ma seule @Gen Morisset 😂 #friends #fyp ♬ son original – Jade Morisset
