François Lambert affirme avoir porté plainte après avoir reçu, l’an passé, une menace de mort sur Facebook, et dit aujourd’hui voir la justice prendre le relais.
Selon son message, la personne visée doit comparaître en cour criminelle en juin, à la suite d’une intervention policière et du dépôt d’un dossier criminel.
Dans sa publication, Lambert raconte qu’une personne souhaitait le croiser dans la rue et ajoutait qu’il « n’[en] manquait justement, des Luigi Mangione », en laissant entendre qu’il ne méritait pas sa place dans la société. Ce type de formulation dépasse la simple insulte: il s’agit d’un propos perçu comme une menace directe, ce qui explique qu’il ait fini par aller au poste de police.
Pour lui, ce geste démontre que les réseaux sociaux ne sont pas une zone sans conséquence. Il dit aussi recevoir maintenant une bonne dizaine d’autres menaces, qu’il évaluera avant de décider s’il retourne porter plainte.
Lambert relie cette vague de réactions à sa prise de position contre Québec solidaire, en disant que le parti a « crinqué » les gens. Son texte donne l’impression qu’une publication politique très tranchée peut rapidement dégénérer en attaques personnelles sur Facebook, surtout quand le ton devient clivant et émotionnel.
Le message de Lambert envoie un signal simple: même si une menace est écrite derrière un écran, elle peut mener à une plainte, à une intervention et à une procédure criminelle. Il insiste sur le fait que la police a fait son travail et que la personne devra répondre devant la cour, ce qui selon lui devrait faire réfléchir ceux qui écrivent « n’importe quoi » en ligne.
@FrancoisLambertImpulse
Au-delà du cas personnel, Lambert remet sur la table une réalité bien connue: les réseaux sociaux peuvent vite transformer un désaccord politique en intimidation. Son témoignage illustre jusqu’où peuvent aller certaines réactions quand le débat public devient agressif.
En publiant ce genre de message, il semble vouloir rappeler qu’un commentaire menaçant n’est pas anodin. C’est aussi une façon de dire que la liberté d’expression ne protège pas les menaces de mort, et que les auteurs de tels messages peuvent être identifiés et poursuivis.
