Benoît Dutrizac, l’animateur vedette de QUB Radio, n’a pas mâché ses mots lors d’une récente intervention enflammée.
Face à la grève des cols bleus de Montréal, qui menacent de perturber le Grand Prix de Formule 1, il a lancé un appel clair au président du syndicat : venez expliquer vos demandes de 22% d’augmentation salariale. Au lieu de bloquer les rues et d’écœurer les citoyens, Dutrizac exige de la transparence et des arguments solides, dans un ton direct et sans filtre qui a fait réagir.
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Dans son allocution captée à QUB Radio, Dutrizac interpelle directement les leaders syndicaux des cols bleus, ces fonctionnaires municipaux payés par le public. « Si tu es payé par le public, ta job, c’est de venir répondre aux questions : Pourquoi tu demandes 22% ? Basé sur quoi ? Puis, vas-tu donner 22% de plus en productivité ? ». Il rappelle que les négociations ne se font pas pour de « beaux yeux », mais sur des bases concrètes, surtout quand l’état de la ville laisse à désirer avec ses infrastructures dégradées. Les Montréalais, pris dans la circulation et impactés par les moyens de pression, méritent mieux que des blocages, argue-t-il avec force.
Le conflit oppose le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP-301) à la Ville, qui propose 11% sur cinq ans, jugé insuffisant par les travailleurs. Des grèves ont déjà eu lieu, comme celle du 4 février et du 15 au 18 avril 2026, perturbant les services sans pour autant régler le litige salarial. La menace de bloquer le Grand Prix, un événement touristique majeur générant des millions pour l’économie locale, cristallise les tensions. Dutrizac y voit une tactique indécente : « C’est quelqu’un de décent, les gens méritent d’entendre tes arguments. Tu as peut-être raison, tu as peut-être tort, mais il me semble que la chose décente à faire, ce n’est pas de faire chier le monde dans la circulation. ».
Dutrizac compare la situation à une demande personnelle d’augmentation : on doit justifier, pas imposer. Les cols bleus, fiers de leur labeur quotidien, devraient selon lui défendre leurs revendications publiquement plutôt que par la disruption. « Viens m’expliquer ça. Viens me justifier ça. Moi, si je rentre dans le bureau du boss, je dis : Je veux 22% d’augmentation. Ils vont me dire : Attends, on va regarder les codes d’écoute. » Ce coup de gueule résonne chez les auditeurs frustrés par les hausses de taxes et l’inflation galopante.
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En ramassant les cols bleus sans ménagement, Dutrizac défend l’essence de la démocratie : la reddition de comptes. Alors que les négociations traînent depuis l’expiration de la convention en 2024, avec près de 40 rencontres, les citoyens paient l’addition. Son intervention, virale sur les réseaux, pousse au débat : productivité contre salaires, tourisme contre revendications. À Montréal, ville en chantier perpétuel, ce clash syndical révèle les fractures profondes d’une métropole sous tension.
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