PC Jolicoeur, courtier hypothécaire bien connu au Québec, et sa conjointe Laeticia Lavoie traversent une épreuve douloureuse : la perte de leur bébé lors d’une fausse couche.
Cette deuxième fausse couche pour Laeticia, survenue autour de neuf semaines et demie de grossesse, a été partagée avec émotion sur les réseaux sociaux, touchant des milliers de followers.
@laeticialavoie
La nouvelle est arrivée comme un coup de théâtre en mars dernier. Non planifiée, cette grossesse a rapidement rempli le couple de bonheur, malgré le stress initial. Les amoureux, qui rêvaient d’une grande famille, se sont adaptés avec enthousiasme, imaginant déjà leur avenir parental. Pierre-Charles, souvent appelé PC, a décrit ce moment comme un «signe» lors d’un voyage en Floride, où ils ont décidé de garder l’enfant.
Les débuts ont été marqués par des nausées intenses pour Laeticia, rendant le quotidien difficile. Pourtant, elle persistait, portée par l’idée d’un avenir familial. PC, attentif et aimant, multipliait les gestes tendres : fleurs, repas préparés, tâches ménagères assumées. «Chaque matin il me disait que j’étais belle ‘pincer moi quelqu’un’ qu’il disait», confie-t-elle avec tendresse.
L’échographie a révélé l’impensable : pas de battement de cœur à neuf semaines et demie. Les rendez-vous suivants ont confirmé l’arrêt de la grossesse, plongeant le couple dans le chagrin. PC, dans une vidéo émouvante, avoue avoir pleinement accepté son rôle de futur père, rendant la perte encore plus dévastatrice. «J’avais tellement accepté le fait que j’allais devenir père», dit-il, la voix brisée.
Laeticia, O négatif, se questionne sur un possible lien avec cette récidive, bien que les causes soient souvent chromosomiques et aléatoires. Une grossesse sur six se termine ainsi au Québec, surtout avant 12 semaines.
@laeticialavoie
Cette épreuve a renforcé leur lien. PC souligne que cela a confirmé qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Pensant aussi aux pères, souvent oubliés, il rappelle leur amour et leur brisure. Laeticia invite les témoignages pour briser l’isolement du deuil périnatal, trop tabou.
«Le deuil périnatal n’est pas celui d’un passé vécu, mais celui d’un avenir imaginé», note une experte en accompagnement. Des ressources comme l’INSPQ ou les Perséides existent pour soutenir les familles.
Le couple, résilient, avance sans précipiter un prochain essai, laissant le temps guérir. Leur transparence inspire, rappelant que partager allège la solitude.
