Maxime Desbiens-Tremblay a marqué toute une génération québécoise avec son rôle de Manolo Laporte-Carpentier dans la série culte Ramdam, diffusée sur Télé-Québec de 2001 à 2008.
De passage dans le podcast Chez Moi animé par Mariloup Wolfe, l’acteur et musicien revient sur la popularité phénoménale de son personnage, un ado grognon mais irrésistiblement sympathique. Tout le monde connaît Manolo, ce jeune de la famille recomposée qui râle sans cesse, mais qui cache un cœur d’or.
@chezmoi_balado
« Pourquoi tu penses que ton personnage était si populaire ? », demande Mariloup Wolfe à Maxime. Sa réponse fuse, honnête et désarmante : « Je n’ai aucune idée. Il est détestable quand tu le regardes. »
Pourtant, ce chialeux adolescent, toujours prêt à bouder ou à contester, a conquis le Québec. Ramdam, avec ses 720 épisodes, suivait le quotidien chaotique d’une famille recomposée où les Laporte-Carpentier s’unissent aux L’Espérance, créant des étincelles entre frères et sœurs improbables. Manolo, partagé avec son demi-frère Nathan dans une chambre exiguë, incarne ces tensions quotidiennes qui résonnent chez tant de téléspectateurs.
« Je pense que tu es attachant. C’est sympathique, un chialeux », rétorque Mariloup. Maxime nuance : son personnage, individualiste et pressé de voir les corvées finir, aidait pourtant à la maison avec ses frères et sœurs, mêlant humour, gentillesse et rébellion. « C’est la vraie vie de plein de gens, il devait s’identifier à ça », ajoute l’animatrice, soulignant comment Manolo reflète les réalités des familles reconstituées au Québec. Cette authenticité, dans une série à succès auprès de 271 000 téléspectateurs par soir, a propulsé Manolo au rang d’icône, lui valant des nominations aux gala Artis et MétroStar.
Dans Ramdam, les dynamiques familiales – disputes pour une chambre, ajustements forcés entre ados inconnus – capturent l’essence des foyers québécois modernes. « Ça ne doit pas être évident, tu arrives, tu as un autre jeune, puis on partage tout », confie Maxime. [transcription] « C’était une famille reconstituée, surtout avec autant d’enfants », renchérit Mariloup. [transcription] Ce réalisme, teinté d’humour, explique la longévité du personnage : drôle, gentil malgré ses plaintes, Manolo est devenu le miroir d’une adolescence universelle.
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Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Max D. Tremblay embrasse enfin son passé. Après avoir un temps renié Manolo pour se consacrer à la musique rock indépendante, il intègre désormais ces souvenirs dans ses shows. Ce podcast révèle un artiste épanoui, reflet d’un Québec attaché à ses héros télévisuels d’hier.
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