Philippe Richard Bertrand, entrepreneur chevronné et cofondateur de plusieurs entreprises technologiques au Québec, a lancé une idée provocante lors de son passage à QUB Radio avec Benoit Dutrizac.
Connu pour ses interventions percutantes sur l’actualité économique, il s’interroge ouvertement : pourquoi ne pas facturer les services au poids des clients, comme dans le transport ou le lavage de linge ? Dans un contexte de pénurie budgétaire et de systèmes universels financés par le bien commun, cette question vise à stimuler le débat sur l’équité des tarifications.
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Bertrand n’hésite pas à multiplier les exemples concrets pour illustrer sa réflexion. Plusieurs compagnies aériennes, comme Air Tahiti en Polynésie française, pèsent déjà leurs passagers pour des raisons de sécurité, visant plus de 10 000 voyageurs sur 600 vols en 2025, en raison d’une augmentation moyenne de 8 à 10 kg par personne. Aux États-Unis, Southwest Airlines a durci sa politique dès janvier 2026 : les passagers occupant plus d’un siège doivent en acheter un deuxième à l’avance, sans remboursement systématique, pour respecter l’espace des accoudoirs. « Si tu dépasses un peu de ton banc à droite et à gauche dans l’avion, ils te font acheter deux bancs ? », lance Bertrand, soulignant la dérive vers des pratiques plus strictes.
Cette logique du poids s’étend au-delà des airs. Des buffets américains, comme Shady Maple en Pennsylvanie, attirent des millions de visiteurs avec des forfaits fixes, mais l’idée d’une pesée n’est pas farfelue dans un monde obsédé par l’optimisation. Au Québec, même Air Canada fait grimper les frais de bagages à 45 $ pour le premier en 2026, tandis que les grands gabarits, comme les personnes de six pieds, se plaignent de genoux dans le siège avant. Bertrand étend le raisonnement au commerce : dès la taille XXL, les vêtements coûtent souvent plus cher chez certains détaillants, reflétant une tarification adaptée à la matière utilisée.
Le chroniqueur va plus loin en prédisant l’arrivée des prix dynamiques dans les épiceries québécoises. Québec solidaire alerte déjà l’Office de la protection du consommateur sur les risques, alors que Loblaw s’associe à OpenAI pour ajuster les prix en temps réel, comme dans l’aérien ou l’hôtellerie. « Le prix dynamique, ça s’en vient dans les épiceries. » Dans une province aux accents collectivistes, ces tendances mondiales questionnent notre modèle universel : faut-il personnaliser les coûts pour refléter la réalité physique et économique ?
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Cette sortie de Bertrand, bien que controversée, met en lumière une évolution inéluctable des affaires. Elle invite à repenser l’équité face à la raréfaction des ressources, sans pour autant endosser ces mesures. Son rôle de chroniqueur économique à QUB Radio consiste précisément à bousculer les idées reçues pour anticiper les changements sociétaux.
@qub_radio Une autre suggestion controversée de notre chroniqueur… @prbertrand 🎙️👀 #poids #controverse #taxe #prix #argent #vêtement #transport #débat #radio #tiktokquebec #tiktokqc #pourtoi ♬ son original – qub_radio
