Manolo dans Ramdam affirme que c’était difficile de se trouver une job après Ramdam

Max D Tremblay, de son vrai nom Maxime Desbiens-Tremblay, incarne à jamais le personnage charismatique de Manolo Laporte-Carpentier dans la série culte Ramdam, diffusée sur Télé-Québec de 2001 à 2008.

Invité récemment au podcast Chez moi balado animé par Marilou Wolfe, l’artiste s’est confié sans filtre sur les défis post-série qui ont marqué sa transition vers une carrière adulte. Ce témoignage poignant révèle les coulisses d’une popularité jeunesse qui, loin d’ouvrir toutes les portes, a parfois fermé des horizons inattendus.

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Dès la fin du Ramadan – ainsi qu’il le nomme familièrement ce jeûne spirituel qui coïncidait avec la clôture de la série –, Max D Tremblay a dû affronter une réalité brutale. «C’était pas évident. C’était très difficile… mais je le faisais.», confie-t-il.

Un an plus tard, il enchaînait les petites jobines : machiniste au décor pour des tournées de théâtre, gopher polyvalent sous la pluie, protégé seulement par un sac poubelle pour monter des scènes en urgence. Cette prise de conscience forcée – «Oui, mais il faut que je travaille» – illustre un retour au sol après sept ans de gloire télévisuelle auprès de 257 000 téléspectateurs moyens par épisode.

Pire encore, son rôle emblématique dans Ramdam, qui lui valut des nominations aux gala MétroStar et Artis en 2005, 2006 et 2008, s’est avéré un frein plutôt qu’un tremplin. «Ça a nuit. Au départ, je pensais que ça allait m’aider : une émission populaire, les gens curieux… Mais pas tant.», avoue-t-il à Marilou Wolfe.

Les fans reconnaissent Manolo le chanteur léger d’une série adolescente, mais ne franchissent pas le pas vers sa musique mature – albums comme Ça va, ça va (2012) ou Porcelaine (2015) peinent à percer malgré des hits radio BDS.

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Aujourd’hui, à 40 ans passés, Max D Tremblay embrasse enfin son passé. Devenu preneur de son en studios de doublage et auteur-compositeur prolifique – avec des EP comme POST (2020).

Son parcours, du blues adolescent aux guitares électriques de Bleu Septembre, témoigne d’une détermination farouche face aux jugements hâtifs. Ce récit humain, partagé dans un balado authentique, résonne chez tous ceux qui ont dû se réinventer après un sommet précoce, rappelant que la vraie gloire se conquiert dans la persévérance quotidienne.

@chezmoi_balado Max D Tremblay se confie sur l'après-Ramdam et explique comment sa popularité dans une série jeunesse a paradoxalement nui à sa crédibilité en tant que musicien. Merci @trema.cafe ♬ son original – ChezMoi_Balado

Mis à jour le 1 mai 2026 9:35 am