Au Québec, une mise en garde circule de plus en plus sur les réseaux sociaux : il vaudrait mieux éviter de répondre « oui allô? » au téléphone.
Selon un intervenant suivi sous le nom de @pointages, cette habitude donnerait aux fraudeurs une ouverture pour capter un enregistrement de votre voix et tenter ensuite de l’utiliser comme élément d’identification dans une arnaque téléphonique. Les autorités et organismes de protection rappellent aussi que les fraudeurs misent souvent sur des informations personnelles déjà accessibles, ainsi que sur des techniques d’ingénierie sociale pour soutirer des données sensibles.
@pointages
Le cœur du problème, c’est que le mot « oui » peut devenir un outil dans les mains d’une personne mal intentionnée. Même si l’idée d’un enregistrement magique ne suffit pas, à elle seule, à voler un compte, le principe reste le même : plus vous validez rapidement votre identité, plus vous facilitez la tâche à quelqu’un qui essaie de vous manipuler. Dans le contexte actuel, les organismes antifraude recommandent de se méfier des appels inattendus et de ne jamais fournir d’informations personnelles sans avoir confirmé qui appelle réellement.
Dans son message, l’homme explique aussi que les questions de sécurité publiées partout sur les réseaux sociaux peuvent être piégées. Le nom d’un premier animal, la couleur d’une première voiture, le prénom d’une grand-mère ou le nom d’un ancien employeur servent souvent de réponses de récupération pour des comptes bancaires, courriels ou plateformes numériques. Or, publier ces réponses en public revient parfois à offrir gratuitement des indices à des fraudeurs qui n’ont plus qu’à recoller les morceaux.
Le réflexe à adopter est simple : au téléphone, répondez de façon neutre, par exemple avec un « bonjour », puis laissez la personne se présenter. Si l’appel semble douteux, raccrochez et rappelez au numéro officiel de l’entreprise ou de l’organisme concerné. Revenu Québec et le SPVM conseillent aussi de ne jamais faire confiance aux coordonnées fournies dans un message ou un appel suspect, et de signaler toute tentative de fraude au Centre antifraude du Canada.
@pointages
Ce conseil n’est pas une paranoïa inutile, mais une habitude de prudence. Les fraudeurs exploitent souvent la rapidité, la surprise et la politesse des gens pour obtenir une réponse avant même qu’ils aient eu le temps de réfléchir. En arrêtant de dire automatiquement « oui allô? », on réduit déjà une petite faille de plus dans un univers où la fraude devient de plus en plus sophistiquée.
Au fond, le message partagé par cet homme au Québec est clair : au téléphone, chaque mot compte, et la vigilance vaut mieux qu’une réponse automatique.
@pointages Se faire piéger par un oui #pointages ♬ son original – Pointages
