Une candidate de Si on s’aimait brise le silence et dénonce la violence conjugale qu’elle a subie

La candidate Julie Parenteau a choisi de revenir sur un chapitre sombre de sa vie amoureuse, bien loin des rendez-vous romantiques et des belles images à la télévision.

Ce qu’elle décrit, ce ne sont pas de simples « comportements inappropriés », mais un véritable parcours de violence conjugale psychologique qui a fini par escalader jusqu’à la violence physique. Julie raconte les regards insistants, les commentaires déplacés, le malaise profond… puis, surtout, le dénis systématique de son partenaire. Quand elle exprimait son mal-être, on lui répondait qu’elle « exagérait », qu’elle était « jalouse », qu’elle ne contrôlerait jamais ce qu’il fait. Cette stratégie de minimisation et de renversement de la responsabilité est au cœur de bien des relations marquées par la violence psychologique.

La force du témoignage de Julie, c’est de rappeler que la violence conjugale ne commence pas toujours par un coup. Elle s’installe souvent d’abord dans les petits manques de respect, les remarques humiliantes, les situations où l’on se sent « de trop », invisible, diminuée.

« Quand tu te sens diminuée, quand tu te sens invisible ou de trop, c’est pas dans ta tête. C’est ton instinct qui parle. »

Les formes de violence conjugale peuvent être verbales, psychologiques, financières ou physiques, mais elles ont un point commun : elles visent, consciemment ou non, à prendre du pouvoir sur l’autre, à éroder son estime personnelle jusqu’à lui faire douter de sa propre valeur.

Au fil du temps, la personne victime commence à croire qu’elle est le problème, qu’elle est « trop sensible » ou « pas assez correcte », alors qu’en réalité, c’est la dynamique de la relation qui est toxique.

Julie insiste sur un point crucial : ce n’est jamais « pas si grave ».
« Parce que ça finit par escalader. Ou alors l’estime que tu as pour toi diminue… mais tu l’aimes. »
C’est exactement ce piège affectif qui garde tant de personnes coincées dans des relations nocives : l’attachement, l’espoir que l’autre change, la peur de tout perdre.

@JulieLailou

Le témoignage de Julie Parenteau résonne comme un appel urgent à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ses mots.
« ÉCOUTE TOI TOUJOURS » répète-t-elle, rappelant que le malaise intérieur est souvent le premier signal d’alarme, bien avant les gestes violents.

En brisant le silence, cette ancienne candidate de Si on s’aimait met des mots sur une réalité encore trop banalisée et honteuse pour celles et ceux qui la vivent.

Son courage ouvre la porte à d’autres confidences, d’autres prises de conscience et, surtout, à la possibilité de demander de l’aide, de partir, de se reconstruire et de retrouver enfin le sentiment d’être une bonne personne qui mérite le respect, l’amour et la sécurité.
Parler, c’est déjà reprendre un peu de pouvoir sur ce qu’on a subi.

Mis à jour le 17 avril 2026 8:56 am