Une jeune Québécoise, Julianne Auger, a partagé son désarroi sur TikTok après avoir terminé son baccalauréat en administration des affaires, profil marketing, en avril dernier.
Complètement perdue, elle ne savait plus quel chemin professionnel emprunter et refusait même le marketing. « J’étais complètement perdue. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans ma vie », confie-t-elle dans sa vidéo émouvante. (via PetitPetitGamin)
@julianneauger
Terminer ses études supérieures au Québec, c’est souvent plonger dans l’incertitude. Julianne décrit des mois sans emploi, à tout remettre en question : le bon domaine, le bon baccalauréat ? « Es-tu dans le bon bac ? Es-tu dans le bon domaine ? », se demandait-elle. Le bac en administration des affaires ouvre de nombreuses portes, mais aucune précise, ce qui laisse les diplômés démunis face à un marché exigeant 3 à 5 ans d’expérience.
Cette période d’angoisse est loin d’être isolée. En 2025, le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans a grimpé à 14,7% en septembre, le plus élevé depuis 2010 hors pandémie. Les nouveaux diplômés affrontent un ralentissement des embauches, avec seulement 40 000 postes pour jeunes cadres en 2025, un nadir depuis la crise de 2008.
Aujourd’hui, Julianne travaille pour une compagnie qu’elle adore et sait exactement où elle va. « Je sais exactement ce que je veux devenir, je sais comment j’y arriverai », dit-elle avec optimisme. Sa vidéo vise à rassurer : rester optimiste, se poser des questions, chercher sans relâche. Cette normalité du doute post-études peut booster les jeunes en précarité.
Au Québec, le marché évolue : après les pénuries de main-d’œuvre, 2024 a vu le chômage passer de 4,7% à 5,6%, touchant particulièrement les jeunes et immigrants. Pourtant, des secteurs comme la santé, la finance et l’administration offrent des opportunités à temps plein bien rémunérées.
@julianneauger
Pour percer, les diplômés doivent miser sur le réseautage, les stages et les compétences transversales. Julianne rappelle que c’est une phase que tout le monde traverse. « C’est normal ce que je vis », assure-t-elle. Des programmes comme ceux de JA Québec aident à développer leadership et entrepreneuriat, augmentant les chances de succès.
En 2026, avec un marché en transformation, persévérer paie. Julianne prouve qu’un an suffit pour rebondir. Son cri de cœur viral sur TikTok rappelle : vous n’êtes pas seuls.
@julianneauger C’est une réalité que plusieurs vivent et on en parle pas assez #studentlife #fypppppppppppppp #business #worklife ♬ son original – Julianne Auger
