Jérémy Gabriel affirme que contrairement à sa mère: Il aimerait rencontrer Mike Ward

Dans une entrevue franche avec Sophie Durocher, Jérémy Gabriel, 29 ans, revisite la saga judiciaire de 2015 à 2023 contre Mike Ward pour les blagues de S’expose visant son handicap, sa mère et sa survie.

« Ça me rappelle des souvenirs dont certains sont pas très joyeux », avoue-t-il. Condamné initialement en 2016 à 35 000 $ pour Jérémy et 7 000 $ pour sa mère, Mike est blanchi par la Cour suprême, qui priorise la personnalité publique sur la discrimination.

Sophie Durocher

Les moqueries ont dévasté sa vie d’ado : intimidation, divorce parental, rupture amoureuse, suicide tenté à 14-15 ans. « C’est lié tout ça […] Tout au complet ». Pas de rancune envers Mike, mais regret du silence : « Il avait jamais eu de reconnaissance des effets de sa blague ». Il défend : « La liberté d’expression implique une grande responsabilité […] Plus on a une large audience, plus on doit assumer les effets ».

Avec le recul, une seule chose à changer : « J’aurais peut-être demandé qu’on contacte Mike directement avant de déposer la plainte ». La Commission des droits proposait d’abord une rencontre amiable pour régler à l’amiable, sans finance obligatoire, ouverte à d’autres solutions. Ce refus a mené à la poursuite ; Jérémy insiste sur cette voie manquée comme pivot de l’affaire.

Contrairement à sa mère, plus marquée – « Ma mère elle est un petit peu émotive, donc c’est un petit peu plus difficile de discuter avec elle de ça » –, Jérémy reste ouvert : « Je suis toujours ouvert le rencontrer […] Je suis vraiment gentil, je suis pas méchant ». Il insiste : « Je vais toujours être ouvert pour lui parler », prêt à un échange apaisé.

Aucune amertume : « J’ai plus de douleur. En fait, j’en ai jamais eu de colère envers lui. J’avais juste la colère envers ce qu’il disait et le fait qu’il reconnaissait pas les effets […] C’est plus ça qui me dérangeait ». Il félicite même Mike pour son Olivier 2026 du meilleur vendeur, preuve d’admiration professionnelle persistante.

Sophie Durocher

Jérémy aspire à un « closure » : « J’aurais aimé une reconnaissance que c’était pas correct […] Il aurait pu y avoir un match revanche, tellement d’autres choses qu’une poursuite ». Un pardon initial avec retrait des segments aurait clos le chapitre ; sans cela, il avance résilient, sans fâcherie personnelle.

Mis à jour le 6 avril 2026 8:10 am