La Mère Ordinaire vient de lancer un véritable cri du cœur, en s’adressant « à toutes les femmes, à toutes les mères, à toutes les filles » qui se font encore juger sur la façon dont elles s’habillent.
À 47 ans, Bianca Longpré refuse qu’une simple camisole devienne un prétexte pour l’insulter ou la sexualiser, et elle le dit haut et fort.
Dans son message, Bianca rappelle que peu importe ton âge – 17, 30 ou 65 ans – tu as le droit de t’habiller comme tu veux sans recevoir d’insultes ni de commentaires déplacés. Elle souligne que, de toute façon, « tu seras toujours trop sexy pour certains et trop prude pour d’autres », exposant l’absurdité de ces jugements qui changent selon les yeux de celui qui regarde. Son propos pose une base simple mais essentielle: le corps d’une femme ne devrait jamais être un sujet de débat public ou une excuse pour manquer de respect.
Bianca décrit son quotidien: femme de 47 ans, mère, créatrice de contenu qui tourne des vidéos de vie ordinaire chez elle, en camisole ou en « jaquette », autrement dit une robe d’été. Elle rappelle qu’elle a des seins, comme la grande majorité des femmes, et qu’être en tenue confortable dans sa propre maison ne devrait jamais justifier des avances insistantes ou des insultes. Pourtant, une certaine Karine et les personnes qui ont aimé son commentaire estiment qu’elle est « trop dévoilée » et que cela expliquerait les propos irrespectueux qu’elle reçoit.
C’est là que Bianca met le doigt sur quelque chose de plus profond: ce réflexe qui consiste à pointer du doigt la femme plutôt que le comportement de ceux qui l’attaquent. Elle le nomme sans détour: « Ça, ça s’appelle la culture du viol ».
Bianca se replonge dans sa génération, celle où une jupe jugée trop courte « justifiait » les sifflements, les regards cochons, voire de se faire « pogner le cul ». Elle rappelle qu’on expliquait aux filles que si elles se faisaient achaler, c’est un peu parce qu’elles l’avaient cherché, normalisant ainsi des gestes intrusifs et humiliants. Aujourd’hui, avec le recul et l’expérience, elle affirme qu’« aucune jupe ni aucune camisole » ne justifie ce type de comportement.
Loin d’être un simple statut, son texte devient un positionnement clair: ce n’est pas aux femmes de se couvrir davantage, c’est aux gens de cesser de manquer de respect.
Bianca insiste aussi sur son rôle de mère: elle élève son garçon et sa fille pour qu’ils ne sifflent jamais, n’insultent jamais, ne commentent jamais l’habillement de qui que ce soit. Pour elle, on peut bien penser qu’une jupe est « trop courte » ou qu’on voit « trop de seins », mais ça doit rester dans sa tête: ça ne donne aucun droit de juger ou d’attaquer. Elle remet au centre un principe fondamental: « C’est SON corps. SES choix. »
Elle démonte aussi la fameuse notion de « trop sexy », complètement subjective, qui ouvre la porte à toutes les dérives. Si chacun décide seul de ce qui est « trop », sur quelle base pourrait-on tolérer les insultes? demande-t-elle.
En terminant, Bianca lance un message direct aux filles: « Girl, tu peux t’habiller comme tu veux, pis ne laisse pas un homme, ou une femme, te dire le contraire. » Elle souhaite que la honte change de camp, qu’on cesse de pointer la tenue des femmes pour mieux excuser les comportements irrespectueux. Son cri du cœur résonne bien au-delà de sa page: il parle à toutes celles qui se sont déjà censurées par peur des remarques, des jugements ou des regards insistants.
Crédit:
