Une courtière immobilière au Québec dénonce une fraude MAJEURE dans le marché immobilier actuel

Depuis quelques mois, une arnaque bien précise circule dans plusieurs transactions résidentielles au Québec : des faux acheteurs parviennent à prendre possession de maisons… sans jamais passer chez le notaire, ni verser un seul dollar au vendeur.

Sur TikTok, la courtière immobilière Martine Demers Beaulieu décrit une situation qui « explose littéralement » et qui pourtant reste très peu médiatisée. Selon elle, des propriétaires vont jusqu’à remettre les clés à des inconnus qui se présentent comme des acheteurs sérieux, alors qu’aucun acte de vente n’a été signé.

@martinedemersbeaulieu

Le scénario commence presque toujours de la même façon : un acheteur arrive avec une offre qui semble parfaite. Il ne discute presque pas le prix, accepte les conditions du vendeur, promet un paiement rapide – parfois même en argent comptant – et adopte une attitude irréprochable. Tout est conçu pour mettre le vendeur en confiance. « Souvent, ça a l’air trop beau pour être vrai », résume la courtière, qui invite les propriétaires à se méfier particulièrement de ce genre de profil.

L’étape clé de la fraude survient lorsque ce faux acheteur demande à prendre possession de la maison avant la signature chez le notaire. Il explique qu’il doit déménager rapidement, qu’il veut commencer des travaux ou qu’il a une contrainte familiale urgente. Pour un vendeur qui a du mal à trouver preneur ou qui vit une situation financière difficile, la tentation est grande de dire oui. Pourtant, c’est là que tout bascule. Au Québec, tant que l’acte notarié n’est pas signé, le vendeur demeure pleinement propriétaire et responsable du bien, ce qui rend ce type de remise anticipée extrêmement risqué.

Une fois les clés en main, l’occupant s’installe. Le rendez-vous chez le notaire est repoussé, encore et encore, sous prétexte de délais bancaires, de documents manquants ou de problèmes administratifs. Quelques jours se transforment en semaines, parfois en mois. Pendant ce temps, le « futur acheteur » vit gratuitement dans la propriété, sans qu’aucune somme n’ait été versée au vendeur et sans garantie que la transaction se concrétise un jour.

Le piège est redoutable parce qu’il repose sur la confiance et sur la méconnaissance des étapes légales d’une transaction immobilière. Quand le vendeur réalise l’ampleur du problème, il se retrouve avec un occupant qui n’a aucun droit de propriété, mais qui habite la maison de manière illégale. Il doit alors entreprendre des démarches complexes pour reprendre possession de son bien, avec des coûts, du stress et des délais importants. « Ne faites jamais ça », insiste la courtière en parlant de céder les clés avant la signature officielle.

@martinedemersbeaulieu

Face à cette fraude, le message est clair : aucun vendeur ne devrait remettre les clés de sa propriété avant que l’acte de vente ne soit signé chez le notaire et que les fonds soient dûment versés. Les autorités et organismes de protection rappellent depuis plusieurs années l’importance de vérifier l’identité des parties, de respecter les étapes formelles de la transaction et de refuser toute pression visant à contourner le processus habituel. Dans un marché immobilier en tension, où chaque offre peut sembler précieuse, la vigilance reste la meilleure protection.

@martinedemersbeaulieu 🚨 J’ai eu affaire à un acheteur comme ça l’an dernier. On a vu les RED FLAGS et pris les mesures nécessaires pour que nos clients ne se fassent pas avoir ! #Immobilier #ProtectionDesClients #ExpertiseImmobilière ♬ son original – Martine Demers

Mis à jour le 24 mars 2026 12:27 pm