Sarah Massie, l’une des jumelles les plus suivies sur OnlyFans au Québec, originaire de l’Outaouais et installée à Saint-Lin-Laurentides, traverse une période tumultueuse marquée par un cumul de dettes impressionnant atteignant 813 000 $ envers Revenu Québec, Revenu Canada et d’autres créanciers.
À 27 ans, cette créatrice de contenu, mère d’une fillette de 14 mois et conjointe de Simon Toreto, a récemment publié une vidéo virale où elle exprime sa frustration face à une vague de harcèlement en ligne alimentée par l’intelligence artificielle. Dans ce cri du cœur poignant, elle interpelle directement les trolls qui déforment sa vie privée pour générer du contenu malveillant.
@sasstiktok1
Dans sa vidéo, Sarah dénonce avec émotion comment des individus mal intentionnés volent photos et vidéos de sa famille pour créer des montages IA truqués, comme des gestes violents envers sa fille ou des disputes fictives avec son conjoint. «Le monde est vraiment rendu débile. Prendre nos photos, nos vidéos, faire de l’IA avec ça, faire des gestes à notre enfant de 14 mois… Vous êtes vraiment creepy.».
Elle supplie les internautes de visionner les vidéos complètes avant de juger, soulignant à quel point ces fakes rendent toute preuve visuelle obsolète dans notre ère numérique. Ce n’est pas la première fois que les jumelles Massie font face à des attaques : en 2023, elles devaient déjà 70 000 $ d’impôts non déclarés sur leurs revenus OnlyFans, forçant la vente d’une maison neuve .
@sasstiktok1
Malgré un succès enviable sur les plateformes adultes – où les créateurs autonomes doivent déclarer tous les abonnements mondiaux et s’inscrire à la TPS/TVQ dès 30 000 $ annuels –, Sarah voit sa demande de faillite rejetée en février 2026 pour train de vie jugé trop luxueux, incluant un Lincoln et des voyages. Les rumeurs de saisie de biens, comme sa cafetière Ninja, ont alimenté le buzz, mais une entente de paiement récente apporte un répit bienvenu. «Il y en a même qui savent des TikTok puis qui sont rendus à 300 TikTok de nous. Eux autres, ils se lèvent le matin, puis c’est ça leur vie.» Son appel résonne comme un S.O.S. contre la jalousie toxique de ces «esthéticiens gros buveurs sur l’aide sociale» qui, selon elle, jaloux et oisifs, passent leur temps à dénigrer au lieu de construire.
Ce témoignage brut met en lumière les dangers croissants de l’IA mal utilisée sur les réseaux sociaux, où la frontière entre vrai et faux s’effrite, exposant influenceurs et familles à un cyberharcèlement impitoyable. Sarah transforme sa douleur en leçon de prudence, invitant à la bienveillance en ligne. Son parcours, jalonné de batailles fiscales et personnelles, prouve une détermination farouche pour protéger son foyer. Reste à voir si ce cri du cœur touchera les bonnes cordes sensibles ou si le drama continuera d’alimenter les algorithmes.
