Luc Poirier a tenu à remettre les pendules à l’heure après la publication de la célèbre liste des milliardaires de Forbes, qui fait jaser chaque année au Québec.
Avec son ton direct et rassurant, il explique pourquoi son nom ne s’y trouve pas… et pourquoi les Québécois devraient malgré tout être fiers de la richesse créée ici.
D’entrée de jeu, Luc Poirier rappelle qu’il n’est tout simplement « pas encore milliardaire », comme il l’a déjà confié dans le documentaire Luc le milliardaire?, qui raconte son ascension fulgurante à partir d’un HLM jusqu’à un empire évalué près du milliard. Il insiste sur le « point d’interrogation » du titre, comme pour dire que la barre n’est pas encore officiellement franchie, mais que le cap se rapproche. Pour lui, ce n’est pas une question d’ego ou de statut, mais de réalité financière et de la façon dont les classements internationaux calculent la richesse.
@lucpoirier7
Il explique ensuite de manière très concrète pourquoi il ne se retrouvera probablement jamais dans la fameuse liste, même le jour où sa fortune dépassera le milliard. Forbes, souligne-t-il, se base avant tout sur les très grandes entreprises cotées en Bourse, où il est possible de mesurer publiquement la valeur des actions détenues par les principaux actionnaires. « La manière que ça fonctionne, c’est qu’ils prennent les grandes corporations à la Bourse, puis, dépendamment des actionnaires, ils sont capables de déduire ceux qui sont milliardaires », résume-t-il en substance. La richesse visible n’est pas la seule richesse qui existe, rappelle-t-il en filigrane.
Dans son cas, une grande partie de son patrimoine est liée à l’immobilier et à des participations privées, loin des radars boursiers sur lesquels s’appuie Forbes. Il laisse même entendre que, le jour où il franchira officiellement le cap du milliard, sa structure d’actifs fera en sorte que les classements basés sur les marchés publics ne le détecteront pas. Autrement dit, il pourrait être milliardaire « en coulisses » sans jamais apparaître dans ces palmarès qui fascinent le grand public.
L’entrepreneur en profite pour rappeler un point qui le rend particulièrement fier : la densité de très grandes fortunes au Québec par rapport à la taille de la population. Forbes recense officiellement une poignée de milliardaires québécois – 16 selon les derniers décomptes – mais Poirier soutient qu’en réalité, il y en aurait facilement plus d’une centaine dans la province. Il cite même des exemples de Québécois qu’il connaît personnellement, dont l’un aurait généré 5 milliards de dollars en une seule année et un autre détiendrait environ 23 milliards en bitcoins, sans apparaître nulle part dans les listes médiatisées.
@lucpoirier7
Ce décalage entre la richesse réelle et la richesse visible nourrit souvent l’impression que « le Québec est pauvre », constate-t-il. Luc Poirier invite plutôt la population à voir l’autre côté de la médaille et à reconnaître la contribution économique majeure de ces grandes fortunes. Selon lui, ces entrepreneurs et investisseurs créent des milliers d’emplois, paient d’énormes montants d’impôts et soutiennent de nombreuses fondations et causes sociales. On peut débattre des inégalités, mais il faut aussi être fier de ceux qui bâtissent et qui redonnent, plaide-t-il.
Pour Poirier, se comparer à une liste internationale de milliardaires n’a donc que peu de valeur pour juger de la santé économique du Québec. Ce qui compte vraiment, insiste-t-il, c’est la vitalité entrepreneuriale, la capacité de créer de la richesse ici et la façon dont cette richesse est réinjectée dans la société. Derrière son clin d’œil à ceux qui lui demandent pourquoi il n’est pas sur la liste, son message est clair : le Québec est beaucoup plus riche qu’on le croit… et il n’a pas besoin d’un classement de Forbes pour s’en convaincre.
@lucpoirier7 La fameuse liste des milliardaires…
