Un propriétaire de logements au Québec pète sa coche car 7 locataires ne lui ont pas payé leur loyer

Le 5 février dernier, un propriétaire immobilier québécois connu sur TikTok sous le nom de @noahlinvestisseur1 a exprimé sa frustration de manière explosive dans une vidéo virale.

Comptant à voix haute sept locataires qui n’avaient pas versé leur loyer malgré la date limite, il lâche un juron retentissant : « Heille, pensez-y sept personnes, tabarnak ! ». Cette sortie brute reflète un malaise croissant dans le secteur locatif au Québec, où les retards de paiement deviennent un fléau pour de nombreux bailleurs.

Dans cette courte vidéo de quelques secondes, l’orateur passe en revue ses comptes, soulignant l’absurdité de la situation au milieu du mois. « C’est pas pareil. Là, on est rendus aujourd’hui le 5 février. Il y en a combien qui me doivent un loyer ? Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. » Sa bonne humeur forcée se fissure rapidement, culminant en un cri du cœur qui a rapidement conquis les réseaux sociaux. Ce n’est pas un cas isolé : selon le rapport annuel du Tribunal administratif du logement (TAL), les dossiers pour non-paiement de loyer représentent près de 45% des demandes en 2023-2024, avec une hausse des délais notables.

La vidéo a suscité une vague de réactions, mélangeant empathie et analyses acerbes. Un utilisateur, @math.the.only.one, ironise : « Moi mon propriétaire m’aime bien je paye toujours 1 jours à l’avance ». D’autres pointent du doigt l’échelle : « 7 sur 10 c’est beaucoup mais 7 sur 400 c’est pas si pire », questionne @xav_viz24. Les critiques fusent contre le contexte économique, comme @miketremblay331 qui prédit des faillites de proprios dues à l’inflation et à la CAQ : « le party est pas fini mon chum! Dans pas long, y’a des proprios qui vont faire faillite à cause que les locataires peuvent plus payer ».



Des voix comme @pioupiou467 blâment les taxes gouvernementales, tandis que @lindamonette997 résume : « le monde on pas d’argent ». Une proprio compatissante, @mi.janou, avoue : « J’en ai 7 aussi qui ont pas payé pi 4 ont déguerpi. 😳😳😳 ». Enfin, @anny.one.lovely déplore : « Tout coûte très cher et les gens sont étouffé par les dettes ! C’est triste la ! ». Ces échanges viraux illustrent une tension palpable entre bailleurs et locataires.

Au Québec, le marché locatif est sous pression. Le TAL a fixé un taux de base de 3,1% pour les hausses de loyers en 2026, après un record de 5,9% en 2025, justifié par l’inflation des coûts d’entretien, taxes et assurances. Avec un taux d’inoccupation bas autour de 2%, la demande explose, mais les locataires peinent face à l’inflation et aux dettes. La loi permet aux proprios de réclamer la résiliation du bail après trois semaines de retard, mais les recours au TAL s’allongent.

Cette frustration de @noahlinvestisseur1 cristallise un secteur où proprios et locataires naviguent entre précarité et survie. Reste à voir si 2026 apaisera les tensions ou les exacerbiera davantage.

@noahlinvestisseur1 #entrepreneur #logementlocatif #investisseurimmobilier #tiktok #2026 ♬ son original – noahlinvestisseur

Mis à jour le 14 mars 2026 8:50 am