Christine Morency pète sa coche et ramasse complètement Julien Lacroix

Christine Morency, l’humoriste québécoise au franc-parler légendaire, n’a pas mâché ses mots sur Instagram.

À peine une semaine après la Journée internationale des femmes le 8 mars, elle a explosé de colère en apprenant la signature de Julien Lacroix par Juste Pour Rire. Dans une série de stories virulentes, elle interpelle directement l’organisme et son président Sylvain Parent-Bédard, laissant éclater sa déception face à cette décision controversée.

« Mème pas UNE semaine après le 8 mars. SACRAMENT. QUE. J’SU. TANNÉE. @justepourrire @sylvainparentbedard », lance-t-elle d’entrée de jeu, avant d’ajouter : « Je suis déçue de mon milieu. Je suis fâchée d’une décision prise par DEUX personnes. Un homme… et une femme. Une décision qui impacte beaucoup de personnes. » Ces mots crus résonnent comme un uppercut dans le milieu de l’humour québécois, où Lacroix revient sur scène après des allégations graves d’agressions sexuelles révélées en 2020 par Le Devoir. Neuf femmes l’avaient alors accusé, entraînant son retrait temporaire de la sphère publique.

Juste Pour Rire a annoncé produire le prochain one-man show de Lacroix, saluant la qualité de son matériel et son évolution personnelle. Sylvain Parent-Bédard justifie ce choix par une analyse rigoureuse sur plusieurs mois, évoquant la responsabilité individuelle et la rédemption, tout en prévenant des réactions potentielles. L’humoriste a déjà vendu près de 40 000 billets pour sa tournée Le temps au temps en 2024 et poursuit un rodage provincial pour son nouveau spectacle, abordant santé mentale et défis personnels.

Mais Morency ne l’entend pas de cette oreille. « La gang. Ça brasse. […] C’est vous qui avez le gros bout du bâton. Sans followers, y’a pas de réseaux. Sans public, y’a pas de show. C’est toi qui décide qui tu encourages. Ou pas. » Elle promet de revenir sur la réhabilitation – un concept qu’elle défend –, mais avec nuances, avant de conclure amèrement : « Ce qui est juste pour rire me fait pas rire pantoute. » Elle annonce needing du recul pour éviter des propos impulsifs, signe d’une tempête à venir.

Cette sortie enflamme les réseaux, divisant le public entre soutien à la réinsertion de Lacroix et appel à la prudence post-#MeToo. Morency, connue pour son autodérision et son engagement contre la grossophobie dans Grâce, incarne ici la voix d’une génération féministe déçue. Son coup de gueule rappelle que l’humour québécois, pilier culturel, navigue en eaux troubles entre pardon et accountability. Reste à voir si d’autres humoristes emboîteront le pas, ou si le silence prédominera avant ses prochaines stories – promises drôles, mais lourdes de sens.


Mis à jour le 12 mars 2026 9:54 pm