Une maman québécoise a mis des mots sur ce que beaucoup de propriétaires ressentent en 2026 : chaque petit projet de maison a maintenant l’air de commencer à 4 000 $.
Son cri du cœur, lancé sur TikTok, résume parfaitement la fatigue financière d’une génération prise entre rêve de propriété et réalité des soumissions.
En quelques secondes de vidéo, Pamela déroule la nouvelle normalité des propriétaires : besoin d’un électricien, on parle de 4 000 $ ; d’un plombier, environ 5 000 $ ; une thermopompe avec quelques têtes murales, 17 000 $. Et quand vient le temps de simplement refaire un mur de revêtement extérieur en vinyle, « la base de chez bas », la soumission arrive à 5 000 $ pour… un seul mur. Ce n’est plus un luxe, c’est devenu la facture minimale pour garder sa maison fonctionnelle et confortable.
@pameladuret
Derrière son ton humoristique et un peu exaspéré, la vidéo touche une corde sensible parce qu’elle arrive dans un contexte où les coûts de rénovation ont explosé au Québec depuis la pandémie. Selon les données compilées ces dernières années, les dépenses de rénovation résidentielle dans la province auraient bondi de plus de 40%, alors que les matériaux, la main-d’œuvre et les délais ne cessent de s’allonger. Comme le résume un architecte interrogé dans un reportage, ce qui coûtait 1 $ en construction il y a une dizaine d’années peut maintenant approcher 3 $. « Les prix qu’on a en tête datent souvent d’il y a 10 ans, mais le marché, lui, a complètement changé ».
Les statistiques confirment d’ailleurs ce que Pamela ressent sur le terrain : l’indice des coûts de rénovation résidentielle a progressé de façon continue au Québec, avec des hausses annuelles de plusieurs pour cent, et une augmentation de 3,5% en un an seulement dans la province. Desjardins estime que les coûts de construction au Canada ont grimpé de plus de 65% depuis 2019, bien au-delà de l’inflation générale. Autrement dit, ce n’est pas qu’une impression de propriétaire qui « chiale sur TikTok » : la rénovation est réellement devenue un produit de luxe pour bien des familles.
Pamela, comme des milliers de parents au Québec, se retrouve donc à jongler avec des choix impossibles : changer les fenêtres ou refaire la toiture, investir dans l’efficacité énergétique ou repousser encore la salle de bain qui tombe en ruine. Dans un contexte où le coût de la vie, les taux d’intérêt et même le loyer sont sous pression, chaque nouvelle soumission devient une source de stress. « Être propriétaire en 2026, c’est réaliser que ton rêve de maison vient avec une facture que t’avais jamais imaginée ».
@pameladuret
Son cri du cœur résonne parce qu’il mélange humour, désillusion et solidarité. Elle ne cherche pas la pitié, elle met simplement en lumière une réalité : au Québec en 2026, rénover sa maison, ce n’est plus un projet excitant qu’on planifie avec joie, c’est trop souvent un casse-tête financier qui commence par un soupir en ouvrant le courriel de la soumission.
@pameladuret What is going on avec le prix des rénos 😵💫😂 #budgetreno #maison2026 #coutdelavie ♬ son original – pamelad
