Benoît Dutrizac, l’animateur franc-parler de QUB Radio, a vécu un moment savoureux en direct à l’antenne. Harcelé par sa barbe envahissante en pleine déprime saisonnière, il s’est laissé trimer par le salon Station 10, au cœur d’une controverse brûlante.
Le 26 février 2026, Alexis Labrecque, copropriétaire, et son équipe ont débarqué en studio pour une coupe non-genrée, taillant avec humour dans la toison de l’animateur.
Tout a commencé en février 2023, quand Alexe Frédéric Migneault, se identifiant comme non-binaire, a voulu réserver une coupe chez Station 10 à Longueuil. Le formulaire en ligne ne proposait que « homme », « femme », « enfant », « barbe » ou « tresses ». Mal à l’aise, la personne a porté plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
Station 10 a réagi vite : ajout d’une option « non-genrée » sur le site et trois coupes gratuites offertes. Mais la plaignante a maintenu sa démarche. Le Tribunal des droits de la personne a statué le 5 février 2026 : discrimination fondée sur l’identité de genre. Le salon doit verser 500 $ pour préjudice psychologique, rejetant les demandes plus élevées des deux parties.
« C’est surréel », a réagi Alexis Labrecque, soulignant que les catégories étaient indicatives et que le prix se calcule à la minute, sans distinction de genre. Depuis l’ajout de l’option, seulement 0,39% des 20 000 rendez-vous annuels optent pour le non-genré.
Dans l’émission, Benoit s’est fait tailler la barbe pas trop court. « Ça change rien, on charge à la minute », explique Alexis, vantant un modèle éthique : employés sous T4, paiements par carte seulement, refus du cash pour éviter l’évasion fiscale.
@qub_radio Benoit Dutrizac s'est fait faire une coupe de barbe… non binaire! ✂️ #nonbinaire #binaire #coiffure #genre #scandale #droits #droitsdelapersonne #controverse #salon #pourtoi #tiktokquebec #tiktokqc #lgbtq ♬ son original – qub_radio
L’animateur ironise sur la « taxe rose » pour les coupes femmes, plus chères en moyenne à cause de la texture et du volume. Labrecque confirme : pratiques industrielles, mais Station 10 minimise la discrimination grâce à sa facturation horaire. La controverse ? Une pub gratuite, 99% de soutien sur les réseaux, et un appel au recrutement de coiffeurs en pénurie.
Dutrizac lance un défi solidaire : il met 20 $ dans le pot pour les 500 $, invitant les auditeurs à suivre via GoFundMe. « Ça a pas d’allure », tonne-t-il contre cette « perte de temps » d’une plaignante aux cent plaintes. Labrecque évalue un appel d’ici le 18 mars.
Inspiré d’un modèle japonais, Station 10 coupe devant de grandes
vitres au métro Longueuil, sans lavage de cheveux (80% hommes),
outils stérilisés UV. « On rend les gens beaux et heureux », résume
l’équipe. Pas de chicanes entre coiffeurs pour les clients volés :
un code éthique règne.
Cette émission transforme la polémique en buzz positif. Dutrizac
sort plus léger, trois mois plus jeune, prêt à affronter l’hiver.
Station 10, salon éthique et inclusif malgré tout, gagne en
visibilité. Reste à voir si l’appel inversera la vapeur.
