À seulement 22 ans, la jeune TikTokeuse @cheese847213 a partagé un témoignage poignant sur sa situation financière désastreuse, accumulant initialement 100 000 $ de dettes.
Aujourd’hui, il lui reste 81 371 $ à rembourser, un poids écrasant dominé par un prêt auto de 52 000 $, sans oublier les cartes de crédit. Ce cri du cœur viral résonne particulièrement chez les jeunes Québécois, confrontés à une explosion de l’endettement générationnel.
@cheese847213
Dans sa vidéo TikTok, la jeune femme détaille sans fard ses engagements financiers. Elle a signé un accord de règlement avec Chase, versant 1 126 $ récemment, avec dix paiements supplémentaires à venir pour ce prêt massif. Pour sa carte Apple, un paiement de 509 $ a été effectué, en laissant seize autres ; la carte de crédit est presque soldée à 1 000 $ restants. « J’ai encore mon prêt étudiant, mais franchement, j’ai pas le goût de m’en occuper. Out of sight, out of mind ! », avoue-t-elle avec une franchise désarmante.
Malgré tout, des signes d’espoir émergent : elle a constitué un fonds d’urgence de 1 300 à 1 400 $, intouchable, inspiré par Dave Ramsey, et son pointage de crédit a grimpé de huit points. Cette transparence brute, partagée sous forme de journal financier public, a propulsé sa vidéo à des centaines de milliers de vues, générant encouragements et témoignages similaires.
L’histoire de @cheese847213 n’est pas isolée. Au Québec, près de
la moitié des jeunes de 21 ans ont des dettes, dont 24,8% sur
cartes de crédit – le type le plus répandu –, 14,7% en prêts
étudiants et 13,8% en prêts auto. Les 18-25 ans représentent la
tranche la plus endettée au pays, aggravée par l’inflation, les
taux d’intérêt et la précarité des emplois. Chez les Canadiens de
la Gen Z, la dette moyenne a bondi de 30% en un an, souvent liée à
études, voitures et besoins de base.
« Les jeunes dont les parents ont un faible statut
socioéconomique sont 59,7% à être endettés, contre 29,9% pour les
plus favorisés », soulignent des études récentes. À Montréal,
le coût du logement et des études pousse à recourir au crédit
facile, transformant des achats impulsifs en spirales
infernales.
@cheese847213
@cheese847213 transforme sa vulnérabilité en résilience, promettant : « Il y a une réponse à tout. On va s’en sortir. Ensemble » . Sa progression – paiements échelonnés, fonds d’urgence – illustre des stratégies accessibles : prioriser les dettes à haut intérêt comme les cartes, consolider via accords comme avec Chase, et bâtir un coussin de sécurité. Pour les jeunes endettés au Québec, des options existent : prêts étudiants déductibles d’impôt, reports de paiement jusqu’à six mois post-études, ou conseils gratuits en insolvabilité.
Ce témoignage rappelle qu’à 22 ans, reprendre le contrôle est
possible. En partageant publiquement, elle inspire une génération à
affronter ses finances sans tabou, prouvant que la transparence
peut mener à la liberté.
@cheese847213 100k debt girl update
