Dans une vidéo devenue virale, une jeune femme raconte comment sa propre banque a refusé de lui remettre 20 000 $ en espèces, alors qu’il s’agit de son argent durement gagné et déjà déposé sur son compte.
Ce qui devait être une simple transaction s’est transformé en
interrogatoire, en humiliation et, au final, en gel partiel de ses
fonds.
Au départ, la cliente se présente au comptoir et demande un retrait
de 20 000 $ en argent comptant. Très vite, la gestionnaire change
de ton et commence à la questionner sur l’usage qu’elle compte
faire de cet argent, comme si elle devait se justifier d’utiliser
son propre solde. Lorsque la jeune femme mentionne qu’elle veut
jouer aux jeux de hasard avec cet argent, la gestionnaire quitte
aussitôt le bureau pour appeler le service de fraude de la banque.
À partir de ce moment, l’atmosphère se tend et la cliente sent
clairement que quelque chose cloche.
@financedystop
Dans l’échange capté en vidéo, on entend la gestionnaire
expliquer qu’elle ne peut lui remettre que 3 500 $ aujourd’hui,
bien loin des 20 000 $ demandés. Elle évoque des limites, des
vérifications et même un problème de “one time passcode” (code
d’authentification) pour justifier le refus du montant complet. La
cliente, visiblement contrariée, demande alors si la banque a
ajouté des restrictions à son compte ou si d’autres institutions
risquent de la bloquer lorsqu’elle tentera de faire un mandat ou un
autre retrait ailleurs. La gestionnaire lui répond que rien
n’empêche théoriquement d’aller dans une autre banque, tout en
reconnaissant que le problème de numéro de téléphone et de
vérification risque de se reproduire.
La cliente souligne à plusieurs reprises que le comportement du
personnel a complètement changé, passant d’un service normal à une
attitude distante et accusatrice. Elle se dit mal à l’aise, trouve
l’ambiance “bizarre” et qualifie la conduite de la gestionnaire de
non professionnelle.
L’employée affirme qu’elle ne l’accuse de rien, qu’elle ne fait que “poser des questions”, mais elle lui dit aussi que ce qu’elle compte faire avec son argent serait “illégal”, en évoquant notamment le fait de compter les cartes au casino. Or, dans la réalité juridique, le simple fait de compter les cartes mentalement n’est pas considéré comme un crime, même si les casinos peuvent bannir les joueurs qui le font.
@financedystop
Dans le texte superposé à sa vidéo, la jeune femme ajoute un
élément encore plus troublant : après avoir parlé au service de
fraude, la banque aurait non seulement limité son retrait à 3 500
$, mais aussi appelé les succursales voisines pour les avertir de
ne pas lui donner accès au reste de ses fonds. Elle explique
qu’elle n’était même pas au courant que la gestionnaire avait déjà
entamé une procédure de gel de son compte pendant qu’elles
discutaient. “La banque refuse de me donner mon propre argent,
mais continue de prétendre que mon compte est à moi”,
résume-t-elle en substance, soulignant le paradoxe entre la
perception qu’on a de son argent en banque et le contrôle réel
qu’on exerce dessus.
Cette histoire met en lumière une réalité dérangeante pour de
nombreux clients : même lorsque l’argent leur appartient, les
institutions financières gardent un pouvoir considérable sur
l’accès aux fonds, surtout dès que des mots comme “jeux d’argent”
ou “casino” entrent dans la conversation. La jeune femme repart
avec seulement une fraction de la somme demandée et le sentiment
amer d’avoir été traitée comme une suspecte plutôt que comme une
cliente.
A bank refused a woman’s $20k cash withdrawal and immediately questioned what she planned to do with her own money. You don’t actually have full control over the money in your bank account. pic.twitter.com/b6ccrUIihC
— Financial Dystopia (@financedystop) February 9, 2026
