Une fille lance un cri de coeur car 100% de son salaire va dans son loyer à tous les mois

Sur TikTok, une vidéo publiée par @lyssuhlew fait beaucoup parler.

Dans un ton à la fois sarcastique et désabusé, la jeune femme raconte sa réalité après avoir payé son loyer : il ne lui reste que 47 $ dans son compte en banque. Son message, livré avec humour et désespoir, touche un grand nombre de personnes qui vivent exactement la même chose.

« Je suis tellement contente d’avoir fait dix ans d’études pour finir par travailler non-stop juste pour payer un toit au-dessus de ma tête et rien d’autre. C’est correct. Tout va bien. »

Ce cri du cœur illustre parfaitement la crise du logement qui frappe actuellement les jeunes adultes au Québec et partout au Canada. Les loyers ont augmenté de manière vertigineuse au cours des dernières années, alors que les salaires, eux, n’ont pratiquement pas suivi.

Selon les plus récentes données de la SCHL, le loyer moyen d’un appartement à Montréal dépasse maintenant 1 300 $ par mois, et on observe une hausse annuelle moyenne de 8 à 10% dans plusieurs régions, y compris à Laval, Terrebonne et Longueuil.

Pour plusieurs, cela signifie qu’une part disproportionnée de leur revenu – souvent plus de 50%, parfois même 100% – part directement dans le paiement du logement. Et pour ceux qui, comme Lyssuhlew, doivent encore assumer les factures d’électricité, d’épicerie et de transport, il ne reste presque rien.

Ce que la jeune créatrice expose, avec une simplicité désarmante, c’est un sentiment collectif d’épuisement. Celui de travailler fort, de respecter le parcours social “recommandé” – études, emploi stable, autonomie – et de réaliser que la stabilité financière est devenue un luxe réservé à une minorité.

« On nous a promis que si on étudiait et travaillait fort, la vie serait plus facile. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. »

Dans les commentaires sous sa vidéo, on retrouve des centaines de messages de jeunes adultes qui racontent la même chose : vider leur compte chaque fin de mois, repousser leurs rêves de voyage, de maison ou même d’avoir un enfant.

Ce n’est pas la première fois qu’un message aussi brut fait le tour des réseaux. Mais le ton de la vidéo – entre humour noir et résignation – la rend particulièrement authentique.

Elle rappelle que derrière les statistiques et les analyses économiques, il y a de vraies personnes épuisées qui essaient simplement de survivre. Beaucoup se reconnaissent en Lyssuhlew, et son vidéo est devenue un symbole viral du désespoir économique d’une génération qui ne demande qu’à respirer.

Mis à jour le 3 février 2026 9:32 am